Le ministère scrute les opérations de Beauharnois à la demande du maire

Par Mario Pitre
Le ministère scrute les opérations de Beauharnois à la demande du maire
Le maire Bruno Tremblay (Photo : Archives)

Michel Thibault – Gravité Média –

Le ministère des Affaires municipales a entrepris une vérification de la Ville de Beauharnois. Ce, à la demande du maire Bruno Tremblay, appuyée par une pétition initiée par le conseiller municipal Alain Savard.
Le maire Tremblay a interpellé la ministre Andrée Laforest au lendemain de l’adoption du budget de l’année 2019 de la Ville de Beauharnois prévoyant une hausse de taxes de 15 %. L’augmentation a été imposée après des baisses successives décrétées par l’administration précédente de Claude Haineault, lequel soutenait que les finances de la Ville étaient « excellentes ». Une assertion maintenue par le conseiller municipal Guillaume Lévesque-Sauvé, qui faisait partie de l’ancien conseil. «Ça m’apparaissait la seule démarche pour faire la lumière auprès de la population sur les réalités de la situation financière précaire de la municipalité parce qu’il y a du monde qui n’y croit pas quand on leur dit ça», a exprimé Bruno Tremblay à l’assemblée publique du conseil municipal de Beauharnois de janvier. «Ce qu’on veut, a-t-il précisé, c’est être en règle avec l’ensemble des règles et c’est ce qui a été demandé. Et d’outiller nos ressources internes pour s’assurer que les mécanismes de contrôle prescrits soient suivis.»
Le conseiller Savard a indiqué avoir recueilli 500 signatures de citoyens demandant au ministère d’intervenir. «Je suis très heureux du dénouement de la situation», a-t-il affirmé concernant la décision de la ministre.
Non conformité
En novembre, le Commissaire à l’intégrité municipale et aux enquêtes du ministère des Affaires municipales a pointé du doigt l’ancienne administration Haineault. Il a fait part à la Ville que, selon la loi, l’argent provenant de la vente de terrains à Ikea aurait dû servir à rembourser l’emprunt de 30 M $ contracté par la municipalité pour acquérir d’Hydro-Québec les dits terrains et les doter d’infrastructures. La somme a plutôt été versée au fonds général de la Ville et utilisée à d’autres fins. La municipalité doit corriger la situation.

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