Le maire attire près de 200 Campivallensiens

Par Denis Bourbonnais
Le maire attire près de 200 Campivallensiens
Le maire Miguel Lemieux a fait un exposé portant sur l’essor économique remarquable de Salaberry-de-Valleyfield depuis janvier 2018 et les défis qui guettent l’administration municipale. (Photo : (Photo: Journal Saint-François – Pierre Langevin) )

ADMINISTRATION MUNICIPALE. Le maire de Salaberry-de-Valleyfield, Miguel Lemieux a tenu promesse en conviant la population campivallensienne à un «Rendez-vous citoyens», mercredi soir, pour favoriser un échange avec l’administration municipale.

Près de 200 citoyens l’ont pris au mot, plus de 26 mois après son engagement électoral, en participant au «tête à tête live» proposé dans la salle Empire de l’Hôtel Plaza. Cette formule inédite a donné lieu à des interventions variant de constructives à plaintives mais dans l’ensemble, l’exercice a permis de sortir des plateformes virtuelles pour établir un lien direct entre le premier magistrat et ses concitoyens.

Il a fallu attendre plus de 90 minutes avant le prononcé d’une première question à la suite d’une présentation étoffée du maire, qui a fait état des attributs d’une ville en pleine croissance économique et des défis que ses gestionnaires doivent relever.

Alors que Miguel Lemieux a parlé notamment de finances, taxes municipales, déneigement, voirie, vitesse dans les rues, traitement des matières résiduelles et soutien aux organismes, les citoyens ont saisi le micro pour adresser principalement des sujets comme les avancées de trottoirs dans les rues, la circulation lourde sur le boulevard Mgr Langlois, les fuites du réseau d’aqueduc vieillissant, les conducteurs délinquants et les failles du déneigement.

Concernant les avancées de trottoirs et les nouvelle bordures de rue, le maire a indiqué qu’il était impérieux de réduire la vitesse des véhicules.  «C’est ce qui se fait ailleurs», affirme-t-il. Interrogé à propos des aménagements contestés à l’intersection de Saint-Thomas et Salaberry, près de l’hôpital, M. Lemieux a justifié la nouvelle configuration par le fait que la rue Saint-Thomas n’est pas alignée. «C’est le même espace pour tourner, il faut juste aller moins vite. La traverse pour le passage des piétons a été réduite de 17 à 7 mètres. C’était essentiel pour les enfants», explique le maire.

Près de 200 personnes ont participé au «Rendez-vous citoyens» avec le maire à la salle Empire de l’Hôtel Plaza Valleyfield. (Photo: Pierre Langevin)

Dans la salle, les opinions étaient divisées. Des automobilistes trouvent que certaines rues sont devenues trop étroites pour y circuler en toute sécurité. Une chauffeuse d’autobus scolaire qui transporte des élèves à l’école Edgar-Hébert a qualifié le coin Saint-Thomas/Salaberry de casse-tête. «C’est bien pour voir les piétons mais tourner sans empiéter sur l’autre voie, c’est impossible», a-t-elle tranché, tout en faisant allusion à la récurrence des nids-de-poule.

A l’inverse, un résident de la rue Quevillon se réjouit de l’implantation des nouvelles infrastructures de rue, qui ont donné une nouvelle vie à son quartier. «On voit marcher des familles, ce qui était très rare auparavant», a avancé l’enseignant retraité. «C’est certain qu’il y a jamais de solution parfaite», de résumer le maire.

L’invasion du boulevard Mgr Langlois par les camions-remorques a également suscité de nombreux commentaires, auxquels Miguel Lemieux a répondu que la Ville continuera faire pression sur le ministère des Transports du Québec pour qu’il trouve une solution. «C’est le gouvernement qui doit décider», rappelle le maire.

Le déneigement et l’état des rues l’hiver dernier ont également alimenté les débats. Les aléas de la météo ont forcé la Ville à revoir son plan de déneigement pour faire face à des situations similaires dans le futur. Sortie des équipements à partir d’une chute de neige cumulative de 5 cm, contrats spécifiques pour le déglaçage urgent et le soufflage, suivi des déneigeurs par GPS… le maire assure que la Ville se prépare au cas où les conditions du dernier hiver deviennent la norme.

Parmi les autres préoccupations manifestées par les citoyens, l’offre de logements à prix modique pour les aînés, la coupe d’arbres, la restauration des berges de la baie, le nettoyage des pistes cyclables, la récupération du verre, la possibilité d’élever des poules et les dérapages contrôlés de chauffards au carrefour giratoire de la rue Tougas près de la Résidence Sélection viennent en tête de liste.

Plus d’une vingtaine de citoyens ont pris la parole et la rencontre d’une durée de 3 heures a pris fin peu après 21h30.

Le premier magistrat a répondu à des interrogations allant des avancées de trottoir jusqu’à l’invasion de poids lourds sur le boulevard Mgr Langlois. (Photo: Pierre Langevin)
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