Le Collège vibre au rythme d’une rentrée pas banale

Le Collège vibre au rythme d’une rentrée pas banale
Marc Rémillard et toute l’équipe du Collège préparent une rentrée qui n’a rien de banal. Le directeur général de l’établissement d’enseignement supérieur se retrouve au centre d’un laboratoire qui a dû être adapté aux réalités covidiennes. (Photo : (Photo Journal Saint-François - E.T.))

Le Collège accueille 2215 étudiants cet automne. La dynamique est assurément différente pour cette rentrée. Néanmoins, l’établissement d’enseignement supérieur a pris toutes les mesures pour s’assurer d’un retour dans les meilleures conditions.

«On voit la rentrée de façon très positive, mentionne le directeur général Marc Rémillard. On la fait de façon à assurer la sécurité et la persévérance des étudiants. »

Malgré le contexte pandémique, 2215 étudiants sont inscrits, soit 35 de moins seulement par rapport à l’année précédente.

Les pupitres sont distancés dans chacun des locaux; une classe qui pouvait accueillir 30 ou 32 étudiants n’en comptera désormais que 20.

De nouveaux moyens technologiques ont été déployés aux entrées. Ceux-ci permettront d’identifier clairement qui se trouve à l’intérieur. Des Plexiglas ont été installés dans des locaux spécifiques, notamment les laboratoires. Le Café Chez Rose prend des allures de salle d’étude; l’endroit ne sera plus le lieu de rassemblement alors que la capacité a été revue à la baisse. Environ 60 personnes pourront s’y retrouver contrairement à 522. Le comptoir de service, où on pouvait se procurer un café entre deux cours a été temporairement fermé. «On vit la même effervescence, confirme malgré tout M. Rémillard. Les gens sont contents de revenir. Toute l’équipe a travaillé fort et entrevoit la prochaine session de manière positive. Évidemment, on ne contrôle pas une pandémie et tout ne sera pas parfait, mais personne ne s’attend à ce que ça le soit. »

On évalue entre 75 000 $ et 100 000 $ la somme investie pour permettre aux gens de revenir étudier sur place dans le respect de l’urgence sanitaire.

Objectif réussite

Collège de Valleyfield débat
Les cours reprennent aujourd’hui au Collège de Valleyfield.

Les locaux vont reprendre la dynamique scolaire cet automne. Ils ont été désertés en mars dernier en raison de la COVID. Ce qui a amené le corps professoral à se surpasser. «On n’avait rien comme cours à distance à ce moment et du jour au lendemain, 100 % de la formation suivait ce modèle, explique le directeur général. Les étudiants ont fait confiance aux enseignants. Ce qui explique qu’au mois de mai, on a eu 308 diplômés, soit plus que lors de l’année précédente. »

Le Collège, avec sa Fondation, a mis en place un programme de subvention pour l’achat d’un portable. Un montant de 200 $, remis sur deux sessions, peut être offert pour que les étudiants se procurent un ordinateur doté des technologies pour suivre un cours à distance.

L’école à la maison demeure une option. Mais le Collège souhaite ramener les étudiants en classe. Ce qui se fera de façon graduelle. Un plan dicté pour assurer la sécurité de tous et leur réussite académique. Un plan B est dans la préparation de cours advenant une deuxième vague.

Jean-Sébastien Guimond, conseiller en services adaptés, est d’avis que le retour en présentiel se déroulera bien. «La direction des études a mis des mesures de l’avant pour aider les élèves qui ont été inactifs longtemps, mentionne-t-il. On espère que ces étudiants communiqueront avec nous pour voir les outils qui s’offrent à eux. »

Ils seront près de 400 cégépiens à recourir aux services. Des étudiants habitués de recourir à divers moyens technologiques pour les aider à la réussite. Que ce soit pour de l’aide en français ou dans la gestion des études. Une forme de coaching académique. «Les élèves sont ouverts et réceptifs, ajoute M. Guimond. On voit le retour au Collège d’un bon œil alors qu’on a revu certaines de nos pratiques ce qui nous a permis d’étendre l’offre de services. On travaille aussi avec l’équipe psychosociale au besoin. »

Un protocole a été mis en place pour permettre aux étudiants de réintégrer les résidences.

La vie étudiante

La vie étudiante, comme la vie en générale, est modifiée. On évalue à 20 % la population étudiante qui participe à des activités extrascolaires à Valleyfield. Souvent, un levier à leur motivation aux études. «On attend pour partir le sport avec des calendriers réduits, souligne Marc Rémillard. Ensuite, on va s’attaquer aux activités socioculturelles. Les choses devront être réfléchies.»

Les résidences sont aussi accessibles. Le taux d’occupation est déjà à 85 %. Les visites ne sont pas permises et les aires communes sont fermées. Le protocole de réouverture a aussi exigé des locaux réservés en cas d’éclosion.

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