L’astre de Solargise pâlit

Par Yanick Michaud
L’astre de Solargise pâlit
Miguel Lemieux est fier de savoir que chaque pied carré acquis par Solargise sera rentabilisé. La première étape permettra à l’entreprise de panneaux solaires de prendre son véritable envol et d’acquérir un plus grand espace éventuellement. (Photo : Photo Journal Saint-François - Pierre Langevin)

Des plus de deux milliards d’investissements annoncés l’an dernier pour la venue de Solargise, on a dévoilé une première phase de 100 millions de dollars pour l’implantation d’une usine de panneaux solaires à Salaberry-de-Valleyfield.

Bien qu’il s’agisse d’un important investissement, l’avenir semble désormais moins ensoleillé pour la compagnie. En fait, la compagnie et la Ville ont dû revoir la stratégie pour déployer le projet en différentes phases. « Habituellement, la vente de terrain dans la Ville se fait pour une construction rapide. Il faut cette fois-ci faire preuve de flexibilité pour permettre au projet d’avancer. Nous allons segmenter le lot envisagé et l’entreprise va acheter la partie sud en premier lieu. Ce qui donnera une marge de manœuvre pour la suite des choses », a expliqué le maire Miguel Lemieux dans un point de presse expéditif. Il trouve néanmoins que la nouvelle est positive et que la situation est gagnant gagnant.

Une acquisition moins importante que prévue

L’entente prévoit donc l’acquisition, dans le parc industriel et portuaire Perron, d’un premier terrain de 350 000 pieds carrés. On y érigera un premier bâtiment de 180 000 pieds carrés. Cette première phase, destinée à la fabrication de cellules photovoltaïques à haute efficacité et de panneaux solaires, nécessitera des investissements de 100 M$. Beaucoup moins que les 2,3 G$ annoncés au départ.

On parle de la création de 180 emplois. La segmentation du projet permettra d’accélérer le processus menant au lancement des premiers travaux. « Nous parlons d’une entente qui devrait être finalisée après l’arpentage du nouveau lot. Habituellement c’est assez rapide, on parle de quatre à huit semaines. Le tout devrait être réalisé au début 2020 », explique le maire, à quelques minutes de la signature de la nouvelle entente.

Des premiers produits à la fin 2020

Raj Basu, président exécutif et fondateur de Solargise s’est dit heureux de pouvoir bénéficier de cette opportunité. « Cette administration sait déployer les efforts nécessaires pour stimuler l’activité économique sur son territoire, tout en protégeant les intérêts de sa population. Notre projet est ambitieux et il aura des impacts majeurs tant au niveau économique que pour la lutte aux changements climatiques », affirme-t-il.

Quant à l’échéancier, une fois le lot acquis, on parle de la construction dans les premiers mois de 2020 et d’une première ligne de production active dès la fin de la même année. « Les nouveaux équipements auront besoin de moins d’espace. Ainsi, cette entente nous convient. »

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