La touche artistique de Carl Vincent à la Fête nationale

Par Yanick Michaud
La touche artistique de Carl Vincent à la Fête nationale
Dans l’entreprise familiale qui l’a vu grandir, Carl Vincent est revenu à ses premières amours et soude des personnages plus grands que nature qui se retrouveront au défilé de la Fête nationale sur Saint-Denis, le 24 juin. (Photo : Photo Journal Saint-François - Pierre Langevin)

Le chemin de Carl Vincent est parsemé de gros pans de sa passion, de beaucoup de sa culture et d’un gros ajout de ses influences d’enfance. Mais aussi de marionnettes. 

Et tout ça l’a mené à créer des chars allégoriques pour le défilé de la Fête nationale de Montréal.

Le jeune homme de Saint-Polycarpe a vu son père bâtir une entreprise de soudure pendant 40 ans, sur le terrain familial. « Mon père faisait de la soudure et de la réparation agricole et de machinerie lourde. J’ai été élevé ici. J’ai fait mon premier vélo, soudé par moi-même, à 14 ans. Un gros Chopper », raconte celui qui a toujours voulu être un artiste.

« J’ai étudié en Arts et lettres, en Théâtre, au Collège de Valleyfiled. Ça m’a permis de découvrir que l’art, c’est nice. J’ai ensuite complété mes études au Conservatoire à Québec, de 2008 à 2011. Et là, j’ai découvert que le théâtre c’est grand. Surtout parce que j’ai rencontré un gars qui s’appelle Robert Lepage. Ça a ouvert mes horizons », poursuit Carl Vincent qui au cours de la même période a fait la rencontre de ses premières marionnettes géantes. Il est tombé en amour.

Le théâtre qui mène à tout

Il revient à la soudure et à la création artistique. Embauché par le Théâtre de la Dame de Cœur à Upton, il construit ses premières marionnettes. Ses inventions, ses personnages, sa passion le mènent à prendre part aux Jeux de la Francophonie, volet marionnettes. « C’est méconnu, mais il y a beaucoup de compétitions. J’ai gagné une médaille d’argent lors d’une compétition en Afrique en 2017. Inspirés par l’Histoire de Pi de l’auteur Yann Martel, nous avions créé quelque chose de magnifique. Ça m’a permis de retourner l’année suivante, en mars 2018, et de prendre part à la Tournée du Masa. Nous avions créé un éléphant gigantesque pour le Marché des arts et du spectacle d’Abidjan », relate l’artiste qui est alors repéré par les organisateurs de la Société Saint-Jean-Baptiste.

Des chars de toute beauté

Carl Vincent a délaissé le théâtre quand il a su que les organisateurs du défilé prévu le 24 juin, cherchaient des marionnettes géantes. « Je suis parti à mon compte avec Les Panachés. Nous faisons de l’animation avec des marionnettes. En ce sens, j’ai besoin de rentabiliser en faisant tout ce qui passe en événementiel. Et ces chars et ces personnages sont magnifiques. En plus, je travaille avec une belle équipe, tout est merveilleux », dit celui qui a mille et un projets en tête.

Il est directeur de production du Festival des arts de ruelle dans Rosemont, qui regroupe 70 artistes. Il fait le clown sous le chapiteau d’Alegria du Cirque du Soleil dans le Vieux-Port. Aussi, il devrait être à Vaudreuil avec Les Panachés et Shake la Catin cet été. En plus il veut écrire et mettre en scène La légende du pédalo volant. Un projet clownesque, spectacle inspiré de la Chasse-galerie, mais en contemporain. « Il y a de l’ouvrage à plus finir dans le théâtre quand tu es créatif », conclut celui qui l’a bien compris.

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Andrée Cuerrier
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Andrée Cuerrier

Bravo Carl ! Je regarderai sûrement le défilé du 24 juin à la télé. Bonne chance dans tes projets futurs. 🙂