La fierté au pas de course

La fierté au pas de course
Les 37 étudiants de Valleyfield ont parcouru la distance entre Québec et Montréal au pas de course. Une expérience stimulante de 250 km.

Un groupe de 37 étudiants de l’école Baie-Saint-François a parcouru la distance entre Québec et Montréal le week-end dernier à l’occasion du Grand défi Pierre Lavoie au secondaire. Une course de 250 km hors de l’ordinaire qui a marqué les participants.

Comme plus de 7000 étudiants du secondaire, le groupe de l’ÉBSF a chaussé ses espadrilles pour une grande aventure. Une expérience qui va changer les habitudes des participants.

Si Raphaëlle Lavallée et Robin Legault avaient déjà des habitudes sportives, il en était tout autre pour Marc-Aleksandre Deschênes. «Je n’étais pas vraiment sportif. Je mangeais des chips devant la télé. Mais j’ai été encouragé par mes parents et mes professeurs. Ça m’a motivé. J’ai plus de cardio maintenant», disait l’étudiant.

Une détermination qui a séduit François Perreault, l’un des huit enseignants responsables de l’activité. «Je l’ai vu évolué. Il s’agissait d’un garçon plutôt renfermé alors que désormais il est plus ouvert. En tant qu’individu, il sort grandi du défi. Je lui souhaite de vivre beaucoup d’autres belles expériences du genre. »

Une expérience qui ne s’est pas faite sans difficulté. «Mon amie a été malade et ne se sentait pas bien. Ce n’était pas très entraînant. J’ai aussi scrappé ma paire de souliers. Ce n’était pas cool d’avoir plein de roches sous les pieds», disait Raphaëlle.

Le climat n’a pas été très collaborateur non plus. Au départ, dans le Vieux-Québec, le mercure se situait à environ 8 °C. La pluie s’est aussi mêlée de la partie à un certain moment. «Il n’y a toutefois pas eu de pépins majeurs. Personne n’a sauté de tour. Tout le monde voulait se rendre jusqu’au bout, on n’a pas eu besoin de faire de discours de motivation», a témoigné M. Perreault.

Il faut dire que les étudiants ont obtenu du soutien tout au long du défi. Parfois à des heures et des endroits insoupçonnés. «J’ai surtout couru la nuit où c’était plus difficile parce qu’il n’y avait pas de soleil et que c’était endormant. Mais, dans des petits villages, je me laissais prendre au jeu par les gens qui sortaient de leur maison pour taper des mains et nous encourager», a révélé Robin. François Perreault confirme avoir dû taper dans un million de mains devant l’élan de camaraderie qui existait durant ce week-end.

Des ambassadeurs santé

Bien que le projet concernait 37 étudiants, il s’est avéré très rassembleur à l’école secondaire. Raphaëlle, Robin et Marc-Aleksandre ont raconté à quel point ils ont vécu un rêve et le sentiment d’accomplissement à l’arrivée au vieux port de Montréal.

Mais lundi à la rentrée des classes, ils ont reçu les félicitations de leurs confrères. «Beaucoup de monde a été touché par le défi. Toute l’école connaissait le projet. C’était en quelque sorte la marque de commerce de l’école cette année», a dit Robin.

Ce dernier prend déjà part à des compétitions de course. Il dit avoir maintenant le goût d’allonger les distances, peut-être même essayé un demi-marathon.

Raphaëlle veut continuer de persévérer. Elle a déjà une influence positive sur ses proches et dit avec fierté que sa mère a perdu 25 livres grâce à elle.

Marc-Aleksandre se nourrit désormais avec de fruits et des repas santé préparés par sa mère. Elle et sa sœur ont aussi adopté certaines saines habitudes de vie qui font maintenant partie du quotidien de celui qui en est à une dernière année à ÉBSF. L’étudiant affiche une motivation qui file au pas de course.

François Perreault a rappelé à quel point le projet avait été inspirant et il est prêt à relever le défi en équipe avec son école si ÉBSF conserve sa place parmi les participants en 2016.

Le Grand défi Pierre Lavoie au secondaire de l’ÉBSF se veut une continuité du club de course à pied puis du 3 km instaurés à l’école secondaire au cours des dernières années. D’ailleurs, la deuxième édition du 3 km aura lieu le 21 mai à partir de 13 h. Trois écoles primaires vont se joindre à la course cette année, un effet d’entraînement.

Le groupe de l’ÉBSF aimerait remercier la boutique Sentier Plein Air pour le prêt d’un vélo et le don de produits énergétiques.

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