Le juge refuse de remettre en liberté un accusé de conduite dangereuse ayant causé la mort

Le juge refuse de remettre en liberté un accusé de conduite dangereuse ayant causé la mort

Andrew Beaulieu-Laforce aurait avoué à un enquêteur qu’il avait consommé de l’alcool et qu’il circulait à plus de 215 km/h lors de l’impact.

Crédit photo : Journal Saint-François archives

Au terme d’une enquête caution de près de trois heures, qui s’est tenue au palais de justice de Valleyfield les 5 et 6 juin, le juge Joey Dubois a refusé de remettre en liberté Andrew Beaulieu-Laforce. Le jeune homme fait face à des accusations de négligence criminelle ayant causé la mort, de conduite dangereuse ayant causé la mort, de conduite avec les facultés affaiblies ayant causé la mort et de ne pas s’être arrêté à la suite d’un accident tout en sachant que des lésions corporelles ont été causées à une personne et ne se soucie pas que la mort résulte de celles-ci et que cette dernière en meurt.

Andrew Beaulieu-Laforce serait le responsable d’un accident qui a coûté la vie à Philippe D’Anjou 24 ans, à Saint-Isidore le 1er juin. Selon les aveux faits par l’accusé aux enquêteurs, il circulait à plus de 215 km/h lorsqu’il a embouti la voiture de la victime. À la suite de l’impact, Andrew Beaulieu-Laforce aurait pris la poudre d’escampette dans un champ pendant trois heures. Pour expliquer sa fuite, l’accusé affirme qu’il désirait aller chercher de l’aide et qu’il avait peur du feu provenant de l’autre véhicule. Afin de convaincre le juge de le remettre en liberté, le résident de Saint-Mathieu a soutenu qu’il voulait être admis dans une maison de thérapie afin de régler une problématique de consommation d’alcool.

Des témoins sont venus à la barre afin de se porter garants de la bonne conduite de l’accusé s’il était remis en liberté.  Son père, qui a profité de l’occasion pour avertir un journaliste de faire attention à ce qu’il allait écrire au sujet de son fils, a laissé savoir qu’il était prêt à mettre en gage un montant de 2000 $ si son fils était libéré pour la suite des procédures.

Toutefois, le juge Joey Dubois a jugé que la détention d’Andrew Beaulieu-Laforce est nécessaire pour ne pas miner la confiance du public envers l’administration de la justice, compte tenu de toutes les circonstances.

La procureure du Directeur aux poursuites criminelles et pénales, Me Kim Émond s’est dite satisfaite de la décision du juge Dubois. «Il faut passer un message clair sur la conduite dangereuse et la conduite avec les facultés affaiblies, note Me Émond. C’est un fléau social. Malheureusement dans ce dossier, un jeune homme a perdu la vie.»

Andrew Beaulieu-Laforce a confié sa défense à Me Marc Lavoie. Le dossier revient devant la Cour le jeudi 14 juin.

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