Jean-François Trépanier prêt à faire face au défi du Brier

Jean-François Trépanier prêt à faire face au défi du Brier
Jean-François Trépanier (Photo : (Photo Journal Saint-François - Archives Pierre Langevin))

Jean-François Trépanier participera pour la deuxième fois au championnat canadien de curling. Le contexte du Brier est toutefois différent pour Équipe Fournier. Le quintette compte sur un nouveau joueur, Martin Crête, et n’a pas joué ensemble depuis janvier dernier. Rien pour effrayer le curler de Valleyfield cependant. 

Équipe Fournier a été désignée au terme d’un processus de sélection différent, pour représenter le Québec. C’est par un formulaire d’intention, sorte de curriculum vitae, que Curling Québec a arrêté son choix sur elle.

Si ailleurs au Canada, des tournois sont disputés, ce n’est pas le cas au Québec. Trépanier n’a d’ailleurs pas joué de bouts avec ses équipiers depuis le championnat provincial 2020 à Valleyfield. «C’est sûr qu’il y aura plusieurs choses qu’on ne pourra contrôler d’ici à notre arrivée à Calgary le 3 mars, évoque le curler. Mais on a une équipe qui peut surprendre. On embarque sur la glace confiant. Ça augmente le défi et on joue au curling pour ça, relever des défis. On a sauté sur l’opportunité d’aller au Brier. »

Équipe Fournier en sera à une deuxième participation au Brier. En 2018, leur dossier de 3 gains et quatre revers n’avait toutefois pas été suffisant pour atteindre les éliminatoires.

Un ajout de taille

D’ici au 8 février, le Québec est sur pause. Les clubs de curling sont fermés. Un assouplissement des mesures sanitaires à cette date donnerait environ un mois à Équipe Fournier pour s’entraîner sur la glace.

D’autant plus que la formation compte sur un nouveau joueur en la personne de Martin Crête. Celui-ci a huit participations au Brier derrière la cravate. Fidèle acolyte de Jean-Michel Ménard, il était le skip du Québec en 2019.

«William Dion avait des enjeux professionnels et personnels, a indiqué Trépanier. J’ai alors lâché un coup de téléphone à Martin qui était le joueur le plus fort et le plus convoité. C’est de l’expérience que tu ne peux pas acheter. On se compte chanceux de l’avoir parmi nous. Ça démontre qu’on est une équipe sérieuse avec de bonnes ambitions. »

Une situation gagnante pour tous. Et William Dion, qualifié de meilleur coéquipier, tous sports confondus, avec lequel il a oeuvré sera de l’aventure 2021.

En quête du momentum

D’ici au mois de mars, Équipe Fournier va contrôler ce qu’elle peut. Des meetings d’équipe virtuels sont organisés pour, notamment, discuter de stratégies. «On a assez d’expérience pour contrôler ce qu’on peut, soutient Trépanier. On va aller au Brier avec l’idée de gagner chaque match. On va s’organiser pour rivaliser avec les meilleures équipes en se préparant du mieux qu’on peut. »

D’ici mars, chaque membre de l’équipe se croise les doigts afin de ne pas attraper la COVID. Ni qu’il y ait une flambée des cas au Canada. Parce que le curling est une religion au Canada et que les réseaux de télévision ont tout intérêt à diffuser le tournoi.

«D’ici au 8 février, ce sera difficile de pratiquer, concède Trépanier. Curling Québec travaille pour qu’on ait un assouplissement. On se croise les doigts. Au curling, le mental est une grosse part du gâteau. Il faudra donc pogner le momentum rapidement. »

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