Ironman Stéphane !

Par Denis Bourbonnais
Ironman Stéphane !
L’ex-député Stéphane Billette a récemment assouvi sa passion sportive pour les épreuves de longue distance dans le désert de l’Arizona au Triathlon Ironman de Tempe. Il s’agissait d’un second «Ironman» en un peu plus de 3 mois pour le résident de Saint-Anicet. (Photo : (Photos: gracieuseté))

EXPLOIT. L’ex-député et ministre Stéphane Billette a connu un cheminement de carrière fructueux sur la terre comme producteur agricole, dans le domaine du développement économique à titre de commissaire industriel, au niveau des affaires en tant que propriétaire d’une entreprise de distribution et en politique comme député libéral du comté de Huntingdon, de 2008 à 2018. Depuis quelques années, il repousse ses limites athlétiques dans l’une des disciplines sportives les plus exigeantes qui existent : le triathlon Ironman.

Profitant d’une retraite professionnelle temporaire, l’homme de 48 ans se consacre pleinement à l’entraînement, environ 18 heures par semaine, pour prendre part à ces épreuves d’endurance qui nécessitent des efforts en continue pendant une demi-journée.

Tout récemment, le résident de Saint-Anicet a réalisé un exploit hors du commun en complétant deux compétitions Ironman en un peu plus de 3 mois. Après avoir réussi le Triathlon de Mont-Tremblant en 11 heures, 50 minutes et 56 secondes, le 18 août, Stéphane Billette a affronté des conditions difficiles dans le désert de l’Arizona pour boucler les 3 disciplines du Ironman avec 14 minutes de moins au compteur, le 24 novembre, dans la région de Tempe.

Le triathlonien domicilié à Saint-Anicet a exhibé fièrement la médaille remise par l’organisation du «Ironman» de Tempe (Arizona) après avoir bouclé la compétition en 11 heures, 36 minutes et 9 secondes.

Pour mettre en contexte cet accomplissement, imaginez vous en train de nager sur une distance de 3,8 km pendant 1h17, de pédaler à vélo sur 180 km à une vitesse moyenne de 33 km/h pour une durée de 5h33 et culminer ce périple avec un marathon de course à pied de 42,2 km qui se conclura au bout de 4h31. C’est ce que Stéphane Billette est parvenu à faire en Arizona : un temps de 11 heures, 36 minutes et 9 secondes qui lui a valu le 67e rang sur 392 athlètes masculins âgés de 45 à 49 ans, la 336e position parmi les 1856 hommes inscrits et la 412e place sur 2621 triathloniens, tout genre inclus.

Pas pire pour un quadragénaire qui a été affligé par un mal de dos (lombalgie aigüe) peu avant son départ pour le désert américain et qui a eu recours à des professionnels de la santé pour assurer sa guérison. D’ailleurs, Stéphane Billette se devait d’être en pleine possession de ses moyens quand il a été confronté aux éléments naturels associés au désert.

«Les vents soufflaient avec une forte vélocité et un tiers du parcours de vélo est en pente montante. La température était froide (2 degrés) le matin et le soleil plombait en après-midi. Par moments, c’était l’enfer», relate l’ex-ministre de la PME, de l’allégement réglementaire et du développement régional au sein du gouvernement libéral de Philippe Couillard.

Stéphane Billette a poursuivi son entraînement au chaud en Arizona avant d’affronter les rigueurs du désert dans la région de Tempe.

Avant tout, Stéphane Billette exprime sa fierté d’avoir retranché plus de deux heures au chrono de son premier Triathlon Ironman, où il avait signé une marque de 13 heures, 41 minutes et 26 secondes à Mont-Tremblant en août 2017. «On doit y mettre le temps et les énergies mais la clé, c’est l’encadrement fourni par les entraîneurs. Il faut savoir comment s’entraîner et atteindre les pointes au moment opportun. Écouter le coach et s’en tenir au plan d’entraînement», explique celui qui mise sur l’expertise de l’équipe «Bart Coaching».

Après avoir fait 3,8 km de natation et 180 km à vélo, Stéphane Billette a complété le triathlon avec un marathon de 42,2 km à pied.

Depuis qu’il a participé au Duathlon d’Ottawa en 2015, Stéphane Billette a attrapé la piqûre des compétitions de longue distance. «Le triathlon est devenu un exercice de dépassement de soi, un défi constant à relever. Avant, je fumais et la natation se limitait aux baignades dans le lac derrière ma maison. Tout a changé quand j’ai pris goût à l’entraînement pour faire ces compétitions», affirme-t-il.

Ottawa, Mont-Tremblant, Miami, Tempe (Arizona), Panama City (Floride) et en 2020, Francfort en Allemagne… se donner corps et âme dans un sport de haut niveau est gratifiant mais offre aussi l’occasion de voyager, ce que Stéphane Billette fera avec les membres de sa famille lors du prochain Triathlon Ironman allemand. Entre temps, des rumeurs lui prêtent un retour imminent en lien avec un emploi dans le public. A suivre…

Un entraînement assidu pouvant aller jusqu’à 18 heures par semaine a permis à l’athlète de retrancher plus de deux heures sur le temps accompli lors de son premier Triathlon Ironman en août 2017.
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