Invasion de domicile à Salaberry-de-Valleyfield

Par Steve Sauvé
Invasion de domicile à Salaberry-de-Valleyfield
Victimes d’une invasion de domicile

Un couple de Salaberry-de-Valleyfield se souviendra longtemps de sa première nuit dans son nouvel appartement. Alors qu’ils croyaient avoir trouvé la quiétude, l’homme et la femme ont plutôt été victimes d’une invasion de domicile.

C’est le samedi 15 août que Francis et Caroline (noms fictifs) ont emménagé avec leur adolescente dans le nouvel appartement, toujours situé à Salaberry-de-Valleyfield. Comme ils étaient épuisés de leur journée, vers 21 h 30, le couple s’est mis au lit afin de récupérer. Toutefois, moins de 45 minutes plus tard, un homme vêtu de noir et portant une casquette et un foulard s’est introduit dans la maison et s’est rapidement dirigé dans la chambre afin de ruer de coups Francis.

«Je n’ai jamais eu peur de même, dit la conjointe de la victime. Il a sauté dans notre lit et il s’est mis à frapper mon mari. Je me suis levée et j’ai fait le 911. Pendant ce temps, Francis s’est défendu et l’agresseur a tenté de sortir par la porte de la cuisine, mais puisqu’il n’a pas été capable de l’ouvrir, il est ressorti par la fenêtre du salon.»

Lors de l’agression, l’individu masqué n’a jamais adressé la parole aux victimes. Cependant, Francis assure avoir entendu quelqu’un de l’autre côté de la porte. «Je sais qu’ils étaient deux. L’autre frappait dans la porte, mais elle était barrée. Je me suis défendu. J’aurais aimé le retenir, mais j’en ai été incapable.» 

Lors de l’altercation, l’homme a subi des blessures importantes aux pieds et à un genou. «Il y a un miroir qui s’est brisé et comme j’étais pieds nus, je me suis blessé profondément. Aussi, je suis tombé au sol et mon genou s’est possiblement fracturé. Je dois passer d’autres examens», explique celui qui se demande pourquoi quelqu’un s’en est pris à sa famille. 

Ce genre de questionnement pourrait rester sans réponse, mais le couple sans histoire croit que l’agression ne leur était pas destinée. «Nous sommes des gens tranquilles. Nous n’allons pas dans les bars, on ne prend pas de drogue et nous n’avons pas de dettes. De plus, ma femme est aux études donc, nous sommes très loin d’être riches.»

Cet acte de violence qui semble des plus gratuites fait maintenant craindre Caroline. «J’ai peur. Je pleure beaucoup. Dès qu’une voiture passe dans la rue, je fais un saut. Nous sommes emménagés depuis seulement quelques jours et déjà je pense à quitter. J’ai beaucoup de questions en tête, mais je n’ai aucune réponse.»  

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