Santé

Guy Leclair exige de nouveaux ratios pour le personnel infirmier

lundi le 26 février 2018
Modifié à 17 h 09 min le 26 février 2018
Par Mario Pitre
Le député de Beauharnois, Guy Leclair, souhaite que l’Hôpital du Suroît soit retenu par le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, pour l’implantation d’un des projets pilotes visant à déterminer les meilleurs ratios patients-infirmières. Actuellement au Québec, contrairement en éducation ou dans les services de garde, il n’existe aucun ratio minimum pour garantir les soins de base aux patients dans les établissements de santé. «À l’Hôpital du Suroît, nous avons le meilleur personnel infirmier qui soit, car celui-ci doit composer avec des taux d’occupation de 300 % à l’urgence et un manque de médecins pour s’occuper des patients à l’interne, a fait valoir le député du Parti Québécois. C’est un cri du cœur que je lance au ministre Barrette, car on a le meilleur hôpital mais les pires conditions pour travailler. On bat tous les records d’achalandage.» Le député était en compagnie de représentants du Syndicat des professionnels en soins du Suroît, dont la présidente, Francine Savoie, qui a dénoncé les conditions difficiles dans lesquelles évoluent ses membres. «Les ratios n’ont pas été changés depuis des années, mais durant ce temps, on doit soigner des patients de plus en plus âgés, des cas de plus en plus lourds. Comment peut-on s’assurer que le personnel soit en mesure de donner l’entièreté des soins requis… s’il le fait, c’est en coupant dans les pauses, le temps de dîner ou en quittant plus tard», mentionne Mme Savoie. [caption id="attachment_44627" align="alignnone" width="521"] La présidente du Syndicat des Professionnels en soins de santé du Suroît (FIIQ), Francine Savoie, a dénoncé les conditions de travail de ses membres. (Photo Journal Saint-François Mario Pitre)[/caption] Selon la présidente syndicale, les infirmières ont fait plus de 34 000 heures supplémentaires l’an dernier dans les établissements du Suroît. Elle souhaite également la mise en place davantage de postes à temps complet, au lieu d’affecter les professionnelles sur des équipes volantes. «Il faut stabiliser les équipes de soins, comment voulez-vous qu’une infirmière développe une expertise en chirurgie ou tout autre domaine, en étant déplacée continuellement ?», poursuit-elle. Ces conditions, dit-elle, entraînent une hausse du taux d’absentéisme et décourage les finissantes à joindre le réseau public de santé. Les budgets nécessaires Guy Leclair et Francine Savoie ont tous deux convenu que l’instauration de ratios patients-infirmières exigera nécessairement de nouveaux investissements dans le réseau. «Au CISSSMO, géré à partir de Châteauguay ou de Longueuil, on nous dit que tout va bien. Ils devraient se rapprocher de Valleyfield pour voir ce qu’il se passe. Comme c’est là, on gère davantage en fonction des besoins administratifs qu’en fonction des patients, déplore le député de Beauharnois. Lorsque ma voisine de comté a été nommée ministre déléguée, je m’attendais à des améliorations dans la région, mais rien ne s’est amélioré. Le projet d’hôpital de Vaudreuil-Soulanges est même repoussé à plus tard.» Les besoins actuels demanderaient également le recrutement de nouveaux médecins, de nouveaux professionnels en soins et permettre à ceux-ci d’effectuer tous les actes médicaux consentis par leur ordre professionnel.

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