Grève surprise des employés de la SAQ

Grève surprise des employés de la SAQ

Les employés de la SAQ seront encore en grève ce lundi.

Crédit photo : Photo Journal Saint-François Pierre Langevin

Une douzaine d’employés de la Société des Alcools du Québec de la région de Salaberry-de-Valleyfield ont manifesté dimanche matin au parc Gagnier, en marge d’une journée de grève surprise déclenchée le matin même.
Les syndiqués devançaient ainsi de 24h la journée de grève qui aura lieu ce lundi dans la plupart des succursales de la SAQ. Il s’agira de la 4e journée de grève déclenchés depuis le début de ce conflit. Jusqu’à maintenant, les parties ont tenu plus d’une cinquantaine de séances de négociation.
Les syndiqués affiliés à la FEESP-CSN ont fait entendre leur exaspération devant le refus de négocier de leur employeur. « L’employeur est intraitable, dénonce la présidente du SEMB-SAQ, Katia Lelièvre. Il insiste sur son cadre financier hyper rigide et refuse d’en démordre. Il maintient ses exigences sur le plancher d’emploi. Il n’apporte aucune solution viable concernant la précarité du travail. D’ailleurs, on enregistre un nombre impressionnant de démissions depuis le début de 2018. La SAQ ne pourra pas continuer à jouer à l’autruche éternellement, nous lui demandons de trouver des solutions concrètes pour pouvoir présenter des propositions dignes de ce nom à la table de négociation. »
« La SAQ est en très bonne santé financière et engrange des profits faramineux grâce au travail dévoué de ses employé-es, ajoute le secrétaire-trésorier du Conseil central de la Montérégie – CSN, Louis-André Boulay. C’est plus de 1 milliard qui est remis chaque année par la SAQ au gouvernement. Un milliard! Elle est loin d’être dans la misère. Les travailleuses et travailleurs de la région peuvent compter sur le Conseil central de la Montérégie – CSN pour les soutenir dans cette lutte aride. »
Les pourparlers entre les deux parties achoppent principalement sur la question des heures de travail et des salaires.

Les syndiqués dénoncent le refus de négocier de leur employeur. (Photo Journal Saint-François Pierre Langevin)

Commenter cet article

avatar