Encourager l’achat et la lecture d’un livre québécois

Par Yanick Michaud
Encourager l’achat et la lecture d’un livre québécois
À la Librairie Boyer, on fait la part belle aux livres d’auteurs québécois qui se retrouvent de plus en plus nombreux sur les rayons. (Photo : (Photo Journal Saint-François – Archives - Yanick Michaud))

Copibec et l’Association des libraires du Québec (ALQ) invitent les entreprises québécoises qui le peuvent à joindre le mouvement #jelisbleuchezlesindépendants en incitant les membres de leur équipe à acheter un livre québécois.

La mise sur pause des commerces a eu de nombreux effets chez plusieurs commerçants. Chez Les Librairies Boyer, on se réjouit de la réouverture de la succursale de Valleyfield. « Les gens sont revenus. Plus fort qu’on pensait. Et pour la plupart, le respect des consignes va bien. Pour d’autres, la distanciation n’est pas encore un réflexe », juge Julie Grefford, gestionnaire de l’établissement qui a vu le jour en 1952. Elle voir toutefois de plus en plus de clients avec des masques. « C’est le message que désire faire passer le premier ministre et c’est bien. Il y quelques-uns de nos employés qui portent aussi le masque. Mais d’autres ne sont pas capables. Ce sera une nouvelle habitude à prendre », souligne-t-elle.

Des succursales toujours fermées

Si la librairie de la rue Nicholson est rouverte depuis quelques semaines maintenant, ce n’est pas le cas des quatre autres succursales. À Vaudreuil-Dorion, Beauharnois et Saint-Constant, c’est toujours fermé. Mais on ouvre le 25 mai. Quant à Châteauguay, c’est un local dans un centre d’achat. Nous n’avons pas eu de nouvelles quant à une date », explique Julie Grefford qui invite les gens à commander sur la boutique en ligne.

« La livraison est gratuite pour les achats de plus de 40 $. Nous offrons également le ramassage à la porte. Les gens, pour ceux qui savent déjà ce qu’ils veulent acheter, n’ont pas à venir en magasin. Pour se protéger et protéger les autres », prétend celle qui ne peut empêcher les lecteurs de flâner ou de toucher un livre. « L’achat d’un livre se fait en le manipulant. En le regardant. En lisant le résumé derrière. Mais nous ne pouvons désinfecter chaque fois. On recommande donc aux acheteurs de le faire à la maison. Ou de laisser le livre dans le sac sans y toucher, pour au moins 48 heures. De toute manière chaque personne qui entre, doit se laver les mains à la porte. Et répondre aux questions quant aux symptômes », explique la dame.

Encourager ici

« Compte tenu de la pandémie et du nouveau report d’ouverture des librairies du Grand Montréal au 25 mai, et peut-être même plus tard, il est urgent de soutenir par tous les moyens le secteur du livre », insiste Frédérique Couette, directrice générale de Copibec. « En développant un programme d’achat de livres québécois au sein de leur organisation, les dirigeants d’entreprise ont le pouvoir de donner un coup de pouce aux acteurs de la chaîne du livre. »

Afin de poser un geste concret de solidarité envers le milieu du livre, Copibec et l’ALQ offrent 25 $ à chaque membre de leur équipe respective pour l’achat d’un livre québécois sur le site leslibraires.ca. Les employés peuvent se créer un compte sur le site pour procéder à leurs achats.

L’Association des libraires du Québec encourage les entreprises québécoises à suivre cet exemple. « Si un grand nombre d’entreprises se montre solidaire et adhère au mouvement #jelisbleuchezlesindépendants, des milliers de nouveaux livres seront achetés », confirme Katherine Fafard, directrice générale de l’ALQ. « Cette initiative donnerait un sérieux coup de main à de nombreuses librairies ».

La lecture, un baume à partager

En ces temps incertains, la culture et le livre permettent de briser l’isolement et sont un réel baume pour beaucoup de Québécois. « La lecture permet de voyager vers de nouveaux univers et de découvrir de nouvelles voix », souligne Katherine Fafard. « Plonger dans un livre est un bon remède pour contrer l’isolement apporté par le confinement, pour s’évader, le temps d’un chapitre ou plus, loin de nos préoccupations. », ajoute-t-elle.

Dans cette optique, Copibec et l’ALQ invitent les entreprises et leur équipe à se photographier avec leurs achats et à partager sur les médias sociaux avec le mot-clic #jelisbleuchezlesindépendants. « Plusieurs auteurs québécois ont donné de leur temps sur les médias sociaux, notamment en offrant des lectures gratuitement », rappelle Frédérique Couette. « C’est à notre tour de donner ».

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