Des inquiétudes à la frontière de Dundee

Par Denis Bourbonnais
Des inquiétudes à la frontière de Dundee
L’ex-maire de Huntingdon, Stéphane Gendron, qui occupe maintenant une ferme à Dundee, croit que plusieurs questions devront être éclaircies en lien avec la fermeture de la frontière, notamment les services d’urgence partagés par les municipalités voisines des deux pays. (Photo : (Photo: gracieuseté))

COVID-19.  L’annonce du premier ministre Justin Trudeau de fermer la frontière canado-américaine pour freiner les impacts de la Coronavirus suscite des inquiétudes dans le secteur de la municipalité de Dundee.

Le «Journal Saint-François» a trouvé écho auprès de l’ex-maire de la ville de Huntingdon, Stéphane Gendron, qui opère maintenant une culture de chanvre médical à sa ferme du rang Dundee Centre dans cette municipalité de la MRC du Haut-Saint-Laurent.

Ce dernier a indiqué lors d’une conversation téléphonique que plusieurs interrogations ont surgi en rapport avec les services essentiels qui sont partagés avec les voisins américains de Fort Covington. C’est le cas notamment du service d’incendie assuré par des pompiers volontaires et des ambulanciers qui proviennent également des deux côtés de la frontière.

Les citoyens de Dundee vont-ils continuer à composer le 518 pour une urgence ou s’il faudra appeler le 911? Les pompiers vont-ils pouvoir franchir la frontière? «Il faudrait que la population locale soit informée», prévient M. Gendron à quelques heures de mise en vigueur des mesures prévue durant la nuit de vendredi à samedi aux frontières.

Pour des services de proximité comme l’épicerie et la pharmacie, les gens de Dundee devront se déplacer vers Huntingdon ou Salaberry-de-Valleyfield pour s’approvisionner. En temps normal, cette population majoritairement rurale est déficitaire pour des services comme le réseau Internet et les établissements bancaires.

«Nous n’avons plus de guichet automatique pour les retraits d’argent», mentionne Stéphane Gendron, qui habite à un peu plus de 2 kilomètres de la frontière américaine.

En ce qui a trait au contrôle des immigrants, cet aspect ne pose pas de problème à la frontière de Dundee et ce, depuis environ deux ans. Les immigrants emprunteraient les pourtours de d’autres postes frontaliers comme celui de Lacolle pour traverser en territoire canadien.

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