Des « fluctuations des niveaux d’eau extrêmes » à prévoir dans le fleuve

Par Mario Pitre
Des « fluctuations des niveaux d’eau extrêmes » à prévoir dans le fleuve
La période d’englacement des eaux du fleuve varie d’une année à l’autre. (Photo : Conseil international du lac Ontario et du fleuve Saint-Laurent )

Le Conseil international du lac Ontario et du fleuve Saint-Laurent avise les riverains du fleuve Saint-Laurent à l’effet qu’ils doivent s’attendre à des fluctuations des niveaux d’eau extrêmes du cours d’eau au cours des prochains mois, à la baisse comme à la hausse.

Selon l’organisme, le niveau d’eau du lac Ontario demeure au-dessus de sa moyenne et son débit régularisé demeurera aussi élevé que possible selon que les conditions du fleuve Saint-Laurent le permettront. Incidemment, il prévoit mettre en marche une stratégie visant à augmenter le débit du lac Ontario de manière sécuritaire et ainsi réduire les impacts de ses futurs niveaux d’eau.

« Lorsque la glace commence à se former dans des secteurs critiques du fleuve Saint-Laurent, on peut s’attendre dès lors, à un niveau d’eau élevé puisque le Conseil international du lac Ontario et du fleuve Saint-Laurent doit alors réduire le débit à la hauteur du barrage Moses-Saunders afin de favoriser la formation d’un couvert de glace stable sur le fleuve, peut-on lire dans le communiqué publié par le Conseil. La régularisation du débit pendant l’englacement aide à prévenir la formation d’embâcles sur le fleuve Saint-Laurent pouvant restreindre les courants et provoquer des inondations locales. »

La réduction du débit du lac Ontario, entraîne une élévation temporaire du niveau de l’eau du Saint-Laurent, situé immédiatement en amont du barrage. Puisque le niveau d’eau du lac Ontario devrait demeurer bien au-dessus de sa moyenne au cours des prochaines semaines, cela contribuera aussi à augmenter le niveau d’eau du lac Saint-Laurent cet hiver.

Le Conseil recommande donc aux riverains du fleuve Saint-Laurent de se préparer pour un niveau d’eau exceptionnellement élevé cet hiver.

Pour le moment, le Conseil ignore exactement quand la formation de la glace débutera, puisque cela dépendra à la fois des températures de l’eau et de l’air, qui varient grandement d’une année à l’autre.

Depuis la construction de la Voie maritime du Saint-Laurent et du barrage Moses-Saunders dans les années 1950, il a fallu systématiquement réduire le débit du lac Ontario alors que la glace se formait sur le fleuve Saint-Laurent.

Cette procédure réduit le risque d’embâcles en ralentissant le courant de façon à atténuer les forces qui agissent sur les plaques de glace flottantes et le frasil. Les courants plus lents maintiennent la glace à la surface ou immédiatement en dessous et avec les conditions météorologiques le permettant, facilitent la formation de grandes plaques qui s’accumulent, se solidifient et forment un couvert de glace uniforme en amont.

Une fois l’englacement terminé, le débit du lac Ontario peut être augmenté en toute sécurité, l’eau circulant sous le couvert de glace stabilisé durant l’hiver, réduisant sans toutefois l’éliminer, le risque d’un niveau d’eau élevé du lac Ontario au printemps.
(Source : Conseil international du lac Ontario et du fleuve Saint-Laurent)

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