Des filles à la planche

Des filles à la planche
Après avoir fait le tour du monde

Elles étaient en minorité si bien qu’elles ont décidé de se réunir. Le groupe d’amies baptisé Skirtboarders a fait le tour du monde avec leurs planches. Jeudi, au lendemain de l’inauguration du skateplaza, cinq d’entre elles sont venues flipper sur les modules.

«Je me souviens quand j’étais jeune, les filles ne faisaient pas de skate. Moi, je voulais impressionner les gars. J’étais tomboy et je voulais faire comme eux», a évoqué Anne-Sophie Julien.

Jeudi, Frédérique, Chloé, Ellyn et Annie l’ont accompagné pour une démonstration. Elles ont roulé avec les nombreux jeunes présents au skateplaza. Avec le même esprit qui a uni le groupe il y a une douzaine d’années.

«À la base, on est des amies qui ont commencé à faire du skate ensemble. On était peu donc on s’est réuni et on a fait des compétitions au Québec, au Canada et ailleurs dans le monde. C’est vraiment l’amitié et l’encouragement qui nous ont unies», mentionne la jeune femme.

Le groupe compte une quinzaine de membres. Les Skirtboarders sont de bonnes ambassadrices du skateboard au féminin. Elles ont tourné une vidéo et quelques capsules qui ont fait le tour du monde.

«Il y a de plus en plus de filles qui pratiquent le sport. On a sûrement aidé. Partout où on allait, les gens nous présentaient avec notre nom de groupe. On a fait des tournées au Mexique et en Suède. Mais il y a une autre clique qui vient des États-Unis», souligne Anne-Sophie.

Âgée de 28 ans, elle roule sa planche depuis longtemps. Bien qu’elle ait participé à une compétition mondiale l’an dernier, elle se concentre désormais sur le plaisir. «J’ai longtemps rêvée d’être pro et de gagner ma vie avec le skate. Mais plus maintenant. J’en fais toujours, mais pour le plaisir», a-t-elle expliqué.

Par et pour les skateboarders

Inauguré mercredi, le skateplaza à une inspiration très urbaine. On y retrouve 20 modules et une surface complètement en béton, auxquels s’ajoutent des bancs et des escaliers en bordure.

Deux consultants, Maxime Pintal et Olivier Patenaude, qui sont eux-mêmes des adeptes du skate ont contribué à la conception du site, tout comme l’architecte paysager Mathieu Robichaud.

Déjà, les jeunes viennent en grand nombre. «Ils ont eu l’idée de faire un cimetière avec les skates brisés. C’est amusant de voir qu’ils s’approprient l’endroit», confiait Nathalie Jolit coordonnatrice de Centre-ville jeunesse. À noter qu’il est aussi possible d’y pratiquer le BMX, la trottinette et le patin à roues alignées.

Que des passionnés de planche aient participé à sa conception compte pour beaucoup selon Anne-Sophie. «Beaucoup de skateparks au Québec sont de la crotte. Ce genre d’endroit doit être conçu par des gens qui connaissent le skate et non pas par des ingénieurs. Ça doit être des endroits sécuritaires où les jeunes veulent aller au lieu d’aller traîner dans les rues», insiste Anne-Sophie.

Événement à venir au skateplaza

L’initiative One kid, one skate

Présence bimensuelle de membres des Skirtboarders

Présence du professionnel Pascal Meloche (23mai)

Camp de skate avec Anne-Sophie Julien (12 au 17 juillet)

Skatefest (18 juillet)

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