Danielle Sarrazin, pionnière au sein des Olympiques spéciaux

Danielle Sarrazin, pionnière au sein des Olympiques spéciaux

Danielle Sarrazin, coordonnatrice des Olympiques spéciaux du Suroît.

Crédit photo : Journal Saint-François Pierre Langevin

La récente présentation des Jeux olympiques spéciaux du Québec à Salaberry-de-Valleyfield devient une occasion de mettre en lumière le contribution de près de 25 ans de Danielle Sarrazin, aux Olympiques spéciaux du Suroît.

À titre de coordonnatrice des Olympiques spéciaux du Suroît depuis ses débuts, Danielle Sarrazin contribue à l’offre de la programmation des activités hebdomadaires de l’organisme, qui compte une trentaine d’entraîneurs et dessert entre 80 et 100 athlètes témoignant d’une déficience intellectuelle.
Ces athlètes de tous les âges ont ainsi accès à une foule d’activités sportives : curling, hockey, basketball, athlétisme, dynamophilie, quilles, ski alpin et ski de fond en hiver, de même que balle-molle, boccia, golf et soccer en été.
À l’origine, Mme Sarrazin avait choisi de développer cet organisme dans la région en raison de son fils, Louis-Philippe, qui a d’ailleurs pris part aux jeux provinciaux récemment. «Lorsque j’ai commencé, il n’y avait que 24 athlètes spéciaux dans la région. Dans ce temps-là, plusieurs parents estimaient que leur enfant n’était pas capable de s’adonner à des sports. Les mentalités étaient différentes, tant pour les parents d’enfants handicapés intellectuels que dans la population en général. J’ai fait la rencontre de Nicole Asselin, des parents et bénévoles et, avec le temps, ça a fini par se développer et les Olympiques spéciaux ont permis de démystifier la vision des gens à l’égard de la déficience», raconte Danielle Sarrazin.
Pionnière à ce titre au Québec avec d’autres femmes comme Noëlla Douglas, aujourd’hui décédée, de même que Susan Pedicelli, Danielle Sarrazin note que celles-ci ont dû défoncer des portes pour faire avancer la cause; et avec raison, puisque la demande s’est développée avec le temps.
Il va sans dire qu’un événement comme les Jeux olympiques spéciaux du Québec contribue à mieux faire connaître et à accepter les athlètes spéciaux. «On l’a vu récemment à Valleyfield avec le grand nombre de bénévoles qui se sont impliqués pour l’occasion. Jamais je n’ai vu des jeux de ce calibre-là. Des liens se sont créés dans la communauté et cela contribue à démystifier la déficience.»
Incidemment, si les bénévoles ont répondu présent pour ce rendez-vous provincial, ce n’est pas toujours le cas dans le quotidien de l’organisme, où la moyenne d’âge des bénévoles oscille la soixantaine. C’est dans doute là le plus grand défi qui l’attend au cours des prochaines années, soit d’impliquer des bénévoles qui n’ont pas nécessairement un lien familial ou affectif avec les athlètes.
Pour sa part, Danielle Sarrazin assure qu’elle demeure au poste «tant que la vie voudra que je sois là», dit-elle, tout en ayant à l’esprit de favoriser le maximum de participation de ces athlètes qui, incidemment, sont spéciaux à bien des égards.

Commenter cet article

avatar