Le Conseil de presse rejette trois griefs sur quatre à l’endroit du journal

Le Conseil de presse rejette trois griefs sur quatre à l’endroit du journal

Le Conseil de presse rejette le grief de «sensationnalisme» que faisait valoir André Lefebvre, estimant que la citation tirée de l’article, mentionnant que M. Lefebvre souriait, est un fait observable et n’exagère en rien la réalité de ce moment-là.

Crédit photo : Journal Saint-François Archives

Le Conseil de presse du Québec a publié le 8 juin quatre décisions relatives à des plaintes déposées par André Lefebvre à l’endroit du Journal Saint-François, dont trois ont été rejetées.
D’une part, deux des plaintes visaient le journaliste Steve Sauvé. Concernant le grief de «conflit d’intérêt» dont le plaignant accusait M. Sauvé, «le Conseil statue que le fait que le journaliste ait porté plainte pour intimidation aux autorités policières contre M. Lefebvre, et que ce dernier ait été accusé, ne plaçait pas le journaliste en conflit d’intérêts dans le cas présent et n’exigeait pas qu’il soit retiré de la couverture des accusations de fraudes, notamment, dont le plaignant faisait l’objet.
Par ailleurs, le Conseil constate que Le Journal de Saint-François a assidûment affecté un autre journaliste à la couverture de l’accusation criminelle de M. Lefebvre pour intimidation envers son journaliste Steve Sauvé, ce qu’il fallait faire, puisque M. Sauvé était directement impliqué. Le grief de conflit d’intérêts est rejeté.»
Sur le grief de «sensationnalisme» relié à la publication d’une photo de M. Lefebvre souriant à la sortie d’une salle de cour, le Conseil «juge que la photographie, le bas de vignette ainsi que la citation tirée de l’article, mentionnant que M. Lefebvre souriait, est un fait observable et n’exagère en rien la réalité de ce moment-là. Le Conseil est d’avis que le journaliste et le média ont exercé leur liberté éditoriale en tout respect de la déontologie journalistique. Le grief de sensationnalisme est rejeté.»
Le Conseil a aussi refusé de traiter une plainte d’atteinte à la réputation, considérant que cela ne relevait pas de son ressort.
Informations inexactes
Les deux autres plaintes de M. Lefebvre concernaient la couverture de sa comparution en cour, le 7 juin 2017, par le journaliste Denis Bourbonnais. Ce dernier avait alors fait état d’une interdiction de communiquer avec ses parents et  d’une demande de « garder la paix », alors que celles-ci avaient été faites lors d’une comparution précédente, le 10 mai 2017.
Le Conseil retient ce grief et adresse un blâme au journaliste, estimant que de rapporter cette information «laisse sous-entendre que ces réprimandes ont été faites le mercredi 7 juin 2017, ce qui est inexact.»
Enfin, le Conseil rejette également le grief faisant état de manque de vérifications fournies par une source.
Ces décisions sont publiées en détails sur le site www.conseildepresse.qc.ca, sous l’onglet «Décisions».

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