Ces enquêtes de police qui n’ont jamais abouti

Par Mario Pitre
Ces enquêtes de police qui n’ont jamais abouti
(Photo : SQ)

Les services de police font tout en leur possible pour solutionner les crimes de meurtre ou retrouver les personnes disparues, mais certaines enquêtes demeurent toujours des énigmes non résolues.

Depuis 2011, un site web lancé par la Sûreté du Québec collige de nombreux cas de dossiers non résolus. Ce site (www.dossiersnonresolus.com) fait notamment état de trois dossiers non résolus, pour des crimes survenus dans la région de Salaberry-de-Valleyfield, dont certains remontent à plusieurs décennies.

Quelqu’un parmi la communauté aurait-il toujours des informations à confier aux autorités relativement à ces crimes ?

Greffier au palais de justice

L’un de ces dossiers remonte à 1971, il y a maintenant près de 50 ans. La victime, Fidèle Deshaies, avait travaillé pour le ministère de la Justice sur une période de 20 ans. Il était greffier et juge de paix à la Cour supérieure dans le district de Salaberry-de-Valleyfield. Selon la police, M. Deshaies était reconnu comme un individu tranquille et routinier.

C’est au courant de la nuit du 19 au 20 mai 1970 que son ex-conjointe a signalé sa disparition. Malheureusement, le corps de M. Deshaies a été découvert le 27 avril 1971 sur la terre d’une érablière de Coteau-du-Lac. Le dimanche 17 mai 1970, il avait demandé à un ami de l’accompagner pour rendre visite à son fils, c’est la dernière fois qu’il a été vu vivant.

Cependant, dans un article paru le 27 mai 1970 dans l’hebdomadaire L’Étoile de Vaudreuil-Soulanges, on évoque un possible lien entre ce meurtre et un hold-up commis un an plus tôt à Sainte-Marthe.

Lors du procès des trois individus accusés de ce vol, on s’est aperçu que les pièces à conviction (un fusil de calibre 12 tronçonné et un revolver 38 entre autres) avaient disparu de la voûte du palais de justice.

Hors, seulement quatre personnes avaient les clés de cette voûte, dont M. Deshaies. « Aurait-il été forcé par quelques louches individus à ouvrir la voûte ? », questionne-t-on.

Un article de l’hebdomadaire L’Étoile de Vaudreuil-Soulanges évoquait un possible lien entre le meurtre de Deshaies et un hold-up commis un an plus tôt à Sainte-Marthe. ( Archives Ville de Vaudreuil-Dorion)

À la sortie du Bar Champlain

Un autre de ces dossiers non résolus est relié à une meurtre survenu le 14 février 1975, soir de la Saint-Valentin. Léo Desjardins a quitté le bar Champlain situé sur la rue Saint-Laurent à Valleyfield, avec deux de ses amis à bord d’un véhicule.

Un peu plus tard, ce même véhicule a été intercepté par plusieurs individus et Léo Desjardins a été victime d’une violente agression. C’est à la suite de cette agression qu’il a succombé à ses blessures.

Disparue à Sainte-Justine

Le plus récent dossier de « cold case » concerne la disparition d’une femme de Sainte-Justine de Newton, Noëlla Lapierre, portée disparue depuis le 11 septembre 1990, vers 23 h. Elle avait 38 ans au moment de sa disparition. Son corps n’a jamais été retrouvé.

Toute information pouvant aider à résoudre ces différents crimes non résolus peut être communiquée à la Centrale de l’information criminelle de la Sûreté du Québec au 1 800 659-4264.

Les meurtres et disparition de Fidèle Deshaies et Noella Lapierre demeurent des énigmes pour la police. (Photos SQ)
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