«Ça a été un honneur de faire un bout de chemin avec lui» -Serge Deslières

«Ça a été un honneur de faire un bout de chemin avec lui»  -Serge Deslières

Bernard Landry et Serge Deslières ont fait route commune sous les gouvernements péquistes de Jacques Parizeau, de Lucien Bouchard et du gouvernement Landry.

Crédit photo : Journal Saint-François Archives

Le décès de l’ancien premier ministre Bernard Landry est une bien triste nouvelle pour l’ex-député Serge Deslières, qui l’a côtoyé durant plusieurs années durant sa carrière.
«J’ai connu Bernard au milieu des années 70 et nos routes se sont croisés à plusieurs reprises depuis ce temps, rappelle celui qui fut député de Salaberry-Soulanges et de Beauharnois. C’était un homme exceptionnel, d’une intelligence supérieure et d’une grande culture. C’était un croyant politique, il n’a jamais bifurqué de son objectif de faire du Québec un pays… ce fut un honneur de faire un bout de chemin avec lui.»
Rejoint par Le Saint-François alors qu’il se trouve en Floride, M. Deslières raconte qu’au fil des années, lui et Bernard Landry ont appris à se connaître davantage. «Il est venu dans la région à plusieurs reprises. Il était toujours à l’affût des dossiers de développement économique. Il croyait au potentiel de développement du canal Soulanges notamment, mais il était à la fois pragmatique.»
Sur plan économique, Bernard Landry favorisait l’intervention de l’État dans l’économie lorsque le contexte le justifiait. C’est ce qui s’est produit en mars 1999, lorsque le gouvernement Bouchard avait accepté de soutenir la relance de l’usine Goodyear de Valleyfield. M. Landry avait annoncé une aide de 87 M$ pour un agrandissement qui allait permettre la création de 400 emplois. Quelques mois plus tard toutefois, Goodyear décidait de mettre un terme au projet.

Bernard Landry avait convenu de la participation d’Investissement Québec dans le plan de relance de l’usine Goodyear en mars 1999. On le voit au centre du maire Denis Lapointe et du vice-président de Goodyear. (Photo Journal Saint-François Archives)

«Avec son équipe, Bernard a multiplié les démarches dans le dossier de Goodyear, il s’était même rendu au siège social de la compagnie aux États-Unis, évoque Deslières. Il a été terriblement déçu en apprenant que celle-ci avait décidé d’abandonner son projet, car il était persuadé que cette entente aurait été bénéfique pour plusieurs années à venir.»
Drapeaux en berne
En hommage à M. Landry, plusieurs établissements de la région ont mis leur drapeau québécois en berne au cours des dernières heures. C’est notamment le cas à l’hôtel de ville de Salaberry-de-Valleyfield.

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Lorsque les décissions se prennent dans un autre pays et j’inclus ici le reste du Canada, ce ne sont pas toujours, pour la plupart du temps, nos intérêts qui priment. Beaucoup se disent pourquoi risquer une situation économique positive dans le Canada, pour l’inconnu. Il me semblait que les Québécois aiment le changement. Pourquoi se refuser le progrès que l’ont souhaite? Ne plus avoir à convaincre le reste du Canada, que nous devançons sur plusieurs points. Un exemple. Notre système de garderie, les centres de la Petites Enfance, que le gouvernement fédéral veut implanter dans le reste du Canada. Nnous… Read more »