Bilan routier 2018 de la SAAQ: la Montérégie toujours la région la plus meurtrière

Par Mario Pitre
Bilan routier 2018 de la SAAQ: la Montérégie toujours la région la plus meurtrière
(Photo : Érick Rivest)

Malgré une diminution de 4,6% des accidents en 2018, la Montérégie demeure la région la plus meurtrière du Québec avec 67 décès.

Le nombre d’accidentés a diminué de 1723 par rapport à l’année précédente, soit 3 décès, de 68 blessés graves et de 1652 blessés légers de moins. Cette amélioration globale est d’autant plus remarquable considérant l’augmentation de près de 1% du nombre de véhicules en circulation et de plus de 1% du nombre de titulaires de permis, augmentant le potentiel d’accident.
Montérégie
Encore une fois cette année, la Montérégie est la région la plus meurtrière avec 67 décès en 2018, ce qui la place loin devant ses plus proches poursuivants: Chaudière-Appalaches (30 décès), Lanaudière (29 décès) et des Laurentides (29 décès). Les accidents mortels sur les routes de la région ont bondi de 11,7% comparativement à l’an dernier et de 5% depuis 2013. La Montérégie détient la place peu envieuse de la région la plus meurtrière sur les routes depuis cinq années consécutives.
Huit régions sur dix-sept ont connu une diminution du nombre de décès par rapport à 2017. Dans sept des autres régions, le nombre de décès a augmenté, alors qu’il est resté stable pour les régions de Montréal et Chaudière-Appalaches.
La plus importante variation en nombre concerne la région de la Capitale-Nationale, avec une baisse de 13 décès par rapport à 2017. On note également une baisse de 11 décès pour la région du Nord-du-Québec, alors que la région de Lanaudière présente une hausse de 11 décès.
«Bien que le bilan routier 2018 se soit amélioré, chaque victime est une victime de trop, a mentionné le ministre des Transports François Bonnardel, lors du dévoilement du bilan. Il ne faut évidemment pas baisser la garde, mais plutôt continuer nos efforts visant la diminution du nombre de décès et de blessés sur nos routes. D’ailleurs, j’ai demandé à la SAAQ de mettre sur pied un accès graduel à la conduite moto, basé sur l’expérience de conduite, pour la saison 2020. De plus, avec l’hiver qu’on a eu, avec ses nombreux carambolages, j’ai également demandé à la SAAQ de tenir une campagne de masse sur la conduite hivernale pour sensibiliser davantage les automobilistes, pour la saison 2019-2020.»

Faits saillants du bilan routier 2018

Un retour à l’amélioration pour les 15 à 24 ans
Le nombre de décès est passé de 77 en 2017 à 50 en 2018; il s’agit d’une amélioration de 21,9% par rapport à la moyenne de 2013 à 2017.
Le nombre de blessés graves est passé de 374 à 304 pour la même période; il s’agit d’une amélioration de 20,4% par rapport à la moyenne de 2013 à 2017.
Près de 1 décès sur 3 survient entre 20h et minuit.
Les accidents surviennent principalement la fin de semaine, l’été ou l’automne.
Chez 35,5% des 15 à 24 ans occupant un véhicule de promenade qui sont décédés, le non-port de la ceinture de sécurité était en cause alors qu’en 2017, la proportion était de 25,5%.
La vitesse et la conduite imprudente sont en tête des principaux facteurs de décès.

Des signes encourageant pour les cyclistes
Les nombres de blessés graves et de blessés légers ont diminué respectivement de 29,5% et de 12,5% par rapport à 2017, alors que le nombre de décès est resté stable à 10.
Le nombre d’accidentés à vélo est en baisse de 17,6% par rapport à la moyenne des 5 dernières années.
Pour 63,1% des accidentés, la collision avec un véhicule routier a eu lieu à une intersection.
Plus de la moitié (51,6%) des blessures et des décès surviennent durant l’été.
La distraction est la principale cause d’accident et concerne autant le conducteur que le cycliste.

Baisse des accidentés pour les motocyclistes
Le nombre de décès est demeuré stable à 49, alors que les nombres de blessés graves et de blessés légers ont connu une baisse respective de 5 et de 54 par rapport à 2017.
Pour 49,3% des accidentés, la moto était le seul véhicule impliqué, comparativement à 31,2% pour le total des accidentés non motocyclistes.
La distraction, la vitesse et le fait de ne pas céder le passage sont les principales causes d’accidents.
C’est en été, l’après-midi et la fin de semaine, sur des routes droites et entre les intersections, que surviennent principalement les accidents.

Plus de blessés mais moins de décès pour les piétons
Le nombre de décès est en diminution de 9,2%, passant de 76 en 2017 à 69 en 2018. Il est cependant en augmentation de 16,9% par rapport à la moyenne de 2013 à 2017.
Les nombres de blessés graves et de blessés légers ont augmenté respectivement de 5,8% et de 3,1% par rapport à 2017.
La distraction sous toutes ses formes est la principale cause d’accident et concerne autant le conducteur du véhicule que le piéton.
Dans 66,3% des cas, le piéton traversait la chaussée.
Près d’un accident sur trois survient entre 16h et 19h.
C’est à l’automne que sont survenus 32,4% des blessés et décès.

Hausse des accidentés chez les 75 ans ou plus.
Le nombre de décès est passé de 43 en 2017 à 52 en 2018; il s’agit d’une hausse de 20,9% et d’une hausse de 2,8% par rapport à la moyenne de 2013 à 2017.
Le nombre de blessés graves est passé de 57 à 84 pour la même période; il s’agit d’une hausse de 47,4% et d’une hausse de 11,7% par rapport à la moyenne de 2013 à 2017.
Dans 38% des cas, les personnes décédées étaient des piétons.
Quatre accidents sur 10 surviennent entre midi et 16h.
La distraction est la cause d’accident la plus souvent mentionnée.

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