Besoin urgent de pharmaciens en établissements de santé

Par Yanick Michaud
Besoin urgent de pharmaciens en établissements de santé
Il est nécessaire d’avoir toujours un pharmacien de garde dans les hôpitaux et actuellement, on manque cruellement de professionnels. (Photo : Gracieuseté A.P.E.S.)

Il manque énormément de pharmaciens dans les établissements de santé en Montérégie.

« Je suis surprise de ne pas avoir lu qu’il y a un besoin criant pour les pharmaciens. L’hôpital, c’est ouvert 365 jours par années. Et il y a toujours un pharmacien de garde », explique l’une d’elles. « Mais depuis la fusion des CISSS du ministre Barrette, nous devons desservir les centres d’accueil de la région, l’Hôpital Barrie-Memorial, les CHSLD », lance la pharmacienne qui ne tenait pas à voir son nom relaté dans les médias.

Elle insiste cependant pour mentionner que la campagne de recrutement du CISSSMO doit permettre de trouver de la relève. Immédiatement.

Des besoins immédiats

Pour elle, la relève doit être prête en ce moment. « Je comprends que nous devions remplir le prochain hôpital de Vaudreuil-Soulanges en 2026. Mais j’aimerais qu’ils disent que c’est en ce moment que nous avons besoin de relève. Il y a des postes à combler de manière urgente. Ça va mal et plus ça va, plus ça s’aggrave », juge la dame

Elle dit que les équipes des hôpitaux du Suroît et Anna-Laberge perdent constamment des joueurs. « En plus des congés de maternité qui accentuent la pression sur les équipes, nous devons travailler à tous les jours avec des pharmaciens « dépanneurs », à contrat, pour pouvoir assurer les services de base. Nous sommes à bout de souffle. Notre travail est méconnu des gens, mais tellement essentiel pour les patients. Nous sommes malheureusement trop souvent oubliés », insiste-t-elle.

Un doctorat et une spécialisation

D’autant que depuis quelques années, les choses ont changé dans le métier. Pour œuvrer dans un établissement de santé, il faut obtenir un doctorat. Et idéalement une spécialisation pour travailler en milieu hospitalier. À l’époque de son embauche la dame avait obtenu un bac et une maîtrise. « Le manque était tellement flagrant que déjà à l’époque j’avais été embauchée. Ça montre qu’il y a une pénurie qui dure depuis trop longtemps. Et à l’époque des fusions, certains ont préféré ne pas rester. Ça va mal et nos équipes sont en détresse. Il faut bouger dès maintenant », implore la dame.

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