Avantageux Publisac

Avantageux Publisac
« Le contenu du Publisac favorise l’achat local en informant les citoyens des produits disponibles à deux pas de chez eux.» (Photo : Archives)

Des gens réclament la fin de la livraison du Publisac de porte à porte, recommandant qu’il soit plutôt obtenu sur demande.

Ils négligent des avantages importants de ce moyen de transport en commun d’informations très utiles.
En regroupant dans un seul envoi les circulaires d’une multitude de commerces et le journal local, le Publisac permet de réaliser des économies substantielles sur les frais de distribution. Ce modèle d’efficacité offre un peu d’oxygène aux médias qui en ont bien besoin.

Les ménages en bénéficient également. Les circulaires regroupées, livrées à leur porte, leur facilitent la vie. La formule permet de prendre connaissance des rabais, notamment des épiceries, de comparer les prix et d’épargner. Ce, de façon très conviviale, papier en mains.

« Les rabais liés aux circulaires et les coupons permettent de réduire de façon substantielle la facture moyenne d’une épicerie », expriment des organismes communautaires dans une lettre publiée récemment dans Le Devoir. Les groupes d’aide alimentaire se portent à la défense du Publisac en disant combien il est pratique pour leurs cuisines collectives et ateliers d’apprentissage, voués à cuisiner à petit prix et à briser l’isolement des personnes moins nanties.

Stéphane Brais,
directeur général et développement des affaires au
Journal Saint-François et Le Soleil de Châteauguay et Julie Voyer, P.D.G. de Gravité Média.

Le contenu du Publisac favorise l’achat local en informant les citoyens des produits disponibles à deux pas de chez eux. Cet aspect fait partie de la consommation écoresponsable.

En ce qui a trait aux circulaires, aucun arbre n’est abattu pour les fabriquer. Ils le sont à partir de résidus de coupe de bois d’œuvre. Le sac qui les protège est fait de résidus de plastique et est recyclable à 100 %.

Il ne faut pas croire que les circulaires en ligne sont parfaitement écologiques. Toutes les données de l’univers virtuel se trouvent dans des serveurs et voyagent dans un système d’antennes cellulaires, entre autres, qui génèrent des gaz à effet de serre. C’est sans parler de l’impact négatif des écrans sur la vision.

Le Publisac fait aussi travailler des gens. L’impression et la distribution représentent 4500 emplois directs, selon TC Transcontinental. Des milliers d’emplois indirects y sont également liés, notamment chez les papetières, les scieries et les recycleurs.

Interdire la distribution du Publisac comme il est demandé à la Ville de Montréal va à l’encontre de la liberté commerciale et du droit à l’information.

Il n’appartient pas aux municipalités de décider ce qui peut ou non être déposé dans les boîtes aux lettres.
Prohiber la livraison de produits non seulement légaux mais aussi d’une grande utilité alourdirait l’assiette de responsabilités déjà fort bien garnie des municipalités.

Quand on adopte un règlement, il faut conséquemment prendre des mesures pour le faire respecter. Il existe bien d’autres priorités que de policer les circulaires.

Stéphane Brais
Directeur général et développement des affaires
Journal Saint-François et Le Soleil de Châteauguay
Julie Voyer
P.D.G. Gravité Média

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Carole
Carole
10 mois

Les circulaires et le journal peuvent ensuite servir d’emballage pour le compostage

Sylvia
Sylvia
10 mois
Répondre à  Carole

Ses se que je fais

Claudette Derepentigny
Claudette Derepentigny
10 mois
Répondre à  Carole

Oui vous avez bien raison

Claudette deRepentigny
Claudette deRepentigny
10 mois

J’ai Bien voir les circulaires arriver à ma porte. Sur ma tablette c’est un peu plus difficile de voir c’est rabais que j’aime Bien. Ces circulaires ils servent pour en baller nos déchets comme à si bien dit Mme Carole..

Frédérick
Frédérick
10 mois

L’idée n’est pas d’interdire la distribution du Publisac mais seulement de la réglementer. On offre le Publisac aux citoyens qui acceptent de le recevoir. Ceux qui le prennent et le place directement dans le bac à recyclage, sans même enlever les circulaires du sacs (contaminant ainsi le recyclage) pourront s’en passer. Ça évite la production de masse et cible seulement les clients qui l’utiliseront. Les compagnies locales dont vous parlez dans l’article n’auront plus à payer pour 50k copies, sachant que 40k de ces dernières ne seront même pas consultées. En ciblant un public désirant consulter les circulaires papier, peut-être donnerez vous un certain lectorat au Publisac aux yeux des petits entrepreneurs locaux qui ont un budget plus restreint que les épiceries et quincailleries, forcées de publier un circulaire, souvent fourni par une équipe de graphiste de la maison mère. Il est actuellement très dispendieux de publier dans le Publisac, nos boutiques, boulangeries et restaurants locaux ne peuvent se permettre de faire des annonces individuellement.

Bref, règlementer la distribution massive de circulaires engendrerait une diminution de Publisac mis directement au recyclage, donnerait une réelle valeur au lectorat qui se serait volontairement abonné au Publisac et pourrait augmenter le désir de PME locales a y publier.