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Dépendance technologique

vendredi le 10 décembre 2021
Modifié à
Par Mario Pitre

mpitre@gravitemedia.com

(Photo d'Archives)

Plusieurs abonnés à la téléphonie cellulaire des secteurs de Valleyfield, Beauharnois et Vaudreuil-Dorion ont été touchés par une importante panne le lundi 29 novembre. Un épisode qui a mis en lumière notre dépendance à cette commodité technologique qu’on a tendance à prendre pour acquise. 

En jetant un coup d’œil sur les commentaires recueillis cette journée-là sur notre page Facebook, on constate que les abonnés ont été affectés à multiples niveaux. D’autant plus que plusieurs ont choisi depuis quelques années d’abandonner la traditionnelle téléphonie résidentielle au profit du cellulaire.

Certains ont été privés de contacts avec les services de santé, que ce soit pour des rendez-vous ou des consultations. De nombreux parents ont aussi été privés du lien qui les garde en contact avec leurs enfants, sachant que plusieurs de ceux-ci possèdent leur propre «cell».

La panne a également affecté le secteur commercial en empêchant les transactions par Interac. Plusieurs travailleurs – et ils sont de plus en plus nombreux – qui sont en télé-travail ont aussi vu leur outil de travail paralysé par cette panne. 

On note aussi des clients qui ont tenté d’obtenir des réponses de leur compagnie de téléphone et se sont heurtés à des interlocuteurs en poste au Maroc. L’effet de la mondialisation.

Il demeure que le Canada se classe au second rang mondial pour ce qui est frais les plus élevés pour la téléphonie cellulaire. Le marché canadien est dominé par trois grands acteurs, Rogers, Telus et Bell, qui contrôlaient en 2019, avec leurs entreprises affiliées Fido, Koodo et Virgin 90,2 % du marché, selon le CRTC. Au Québec, Vidéotron vient renforcer la concurrence.

Peu importe les causes qui ont entraîné la panne du 29 novembre, les clients devraient avoir droit à un service sans faille, au prix qu’ils paient.

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