1er mai : fête internationale des travailleuses et des travailleurs

1er mai : fête internationale des travailleuses et des travailleurs
(Photo : Gracieuseté)

Compte tenu du contexte de pandémie, COTON-46, la coalition intersyndicale du Suroît, doit pour une deuxième année abandonner son traditionnel rassemblement régional avec sandwiches aux grillades.

C’est donc par ce message que, cette année, COTON-46 tient à marquer la fête internationale des travailleuses et des travailleurs en soulignant la contribution du mouvement syndical à l’amélioration des conditions de vie et de travail pour l’ensemble de la population.

Ce que nous célébrons avec la fête du 1er mai ce sont les luttes ouvrières du passé qui nous inspirent à poursuivre celles qui se mènent encore aujourd’hui. Nous soulignons le sacrifice des ouvriers du Haymarket Park à Chicago qui, en 1886, fut le point culminant de la lutte pour limiter à 8 heures la journée de travail.

Nous célébrons la détermination des travailleuses et travailleurs de la Montréal Cottons à Valleyfield qui en 1946 ont gagné la reconnaissance de leur syndicat avec une première convention collective et sonné un des premiers coups de clairon annonciateurs de la Révolution tranquille au Québec.

COTON-46 tient à souligner le fait que les batailles du mouvement syndical, comme par le passé, continuent encore aujourd’hui à améliorer le sort des syndiqués mais également celui de tous ceux et celles qui sont sur le marché du travail ainsi que celui de toute la population.

Sans compter les préposées aux bénéficiaires et le personnel de soutien, soulignons la lutte des professionnelles en soins afin d’améliorer leurs salaires et leurs conditions de travail, essentiels pour attirer plus de candidates à ces exigeantes professions et pour assurer la rétention de celles qui, complètement épuisées, ont abandonné à contrecoeur le travail qu’elles avaient choisi.

Nous en avons une tragique démonstration ces jours-ci avec les conséquences catastrophiques de la pénurie de personnel dans plusieurs hôpitaux et particulièrement celui de Valleyfield. Les gains qu’elles réaliseront contribueront à la qualité et à l’accessibilité des services de santé pour toute la population.

Il en va de même avec la lutte des syndicats d’enseignants. Plusieurs régions du Québec n’arrivent pas à combler les postes de titulaires qui sont si importants au primaire.

Pire encore, un nombre important d’enseignants quitte la profession avant d’avoir atteint une cinquième année de pratique devant le manque de soutien et les mauvaises conditions de travail. L’amélioration de leur salaire et de leurs conditions de travail sont essentielles pour résoudre ces problèmes et faire que nos enfants aient toutes les chances de réussir leur parcours scolaire.

La lutte des enseignants est nécessaire pour améliorer leur sort mais également celui de tous les enfants et toutes les familles du Québec.

Mais il y a loin de la coupe aux lèvres et la lutte continue pour étendre les bonnes mesures de prévention dans les entreprises des secteurs prioritaires. Les gains réalisés à ces différents chapitres profiteront autant aux syndiqués qu’aux non syndiqués.

(Communiqué-Coalition intersyndicale COTON-46)

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