Une bévue qui coûtera 250 000 $

Une bévue qui coûtera 250 000 $

Le yacht usagé d'une valeur de 400 000 $ a été séparé en deux parties pour permettre le transport routier en direction de Belleville en Ontario.

Un plaisancier de Chicago qui a payé près de 400 000 $ pour un yacht usagé va regretter amèrement d’être sorti du chenal maritime pour tenter d’entrer dans la baie Saint-François à Salaberry-de-Valleyfield.

Le résidant de l’Illinois a vécu un malheur, le mercredi 21 juin, alors que son bateau d’une quarantaine de pieds a heurté des battures pour subir de lourds dommages estimés à un quart de million de dollars. L’embarcation portant le nom de «Norm the Storm» est restée ancrée jusqu’au lendemain non  loin des rives du parc Marcil avant d’être remorquée et retirée des eaux par une grue.

Mercredi en fin d’après-midi, dans le stationnement arrière du Club nautique de Valleyfield, des employés de la compagnie «Bothwell Boatworks» de Belleville (Ontario) s’affairaient aux préparatifs pour transporter le mastodonte marin par voie terrestre. C’est dans la même ville ontarienne, la veille du terrible accident, que le navigateur américain avait fait l’achat du bateau.

Pour les besoins du trajet prévu de 3h45 reliant Salaberry-de-Valleyfield à Belleville, la section supérieure de l’embarcation a été enlevée afin de ne pas accrocher au passage des fils électriques. Quant à la coque en tant que telle, sa largeur de 14 pieds et 10 pouces excède les normes de sorte que l’obtention d’un permis est nécessaire pour permettre le déplacement routier. Au moment d’écrire des lignes, mercredi en début de soirée, le permis n’avait toujours pas été délivré et tout pointait vers un départ au cours de la journée de jeudi.

Une employée de la compagnie «Sécuriroute» a indiqué au «Journal Saint-François» que deux escortes routières, une en avant et une autre à l’arrière, devront assurer le bon déroulement du périple routier. Une autre escorte précédera la toiture de la même embarcation.

Selon les informations obtenues par «Le Journal», les deux moteurs qui propulsaient le yacht constituent des pertes totales. L’impact avec les roches du fond marin a causé le bris de l’arbre de couche des deux transmissions, qui sont également irréparables. Les hélices sont tordues et plusieurs pales ont été sectionnées, sans oublier les dommages à la coque.

Mercredi, le propriétaire du bateau avait déjà quitté les lieux en direction de la «ville des vents». Un employé de l’entreprise «Bothwell Boatworks» a soufflé au représentant du Journal: «Il est retourné à Chicago et il est sûrement en train de pleurer.»