L'après-Beauharnois fertile en nouvelles

Entre les bouées…

Denis Bourbonnais denis.bourbonnais@tc.tc
Publié le 13 septembre 2016

Mariè-Eve Vallières se retire du circuit motonautique après deux saisons au volant de l'embarcation «La Poule Mouillée» S-96 de classe 2,5 litres.

©(Photo: Ligue de Régates d'Hydroplanes)

La dernière étape de la saison apporte toujours son lot de nouvelles sur le circuit motonautique de la Hydroplane Racing League. Cette année, ce que l'on peut convenir d'appeler désormais l'après-Beauharnois a été particulièrement fertile en développements à propos de l'avenir de certains coureurs.

D'abord, on savait que Rob Stevenson accrochait son casque et que son «Wet Spot» F-10 de classe Formule 2500 a été vendu à Richard Hearn, qui permettra à son fils Grant de faire ses débuts dans la division «inboard» à l'âge de 18 ans. Yannick Léger avait également fait savoir qu'il effectuait ses derniers tours de piste à bord du «Super Nova» H-21 de classe H-350, qui appartient maintenant à Karl St-Vincent et son père Richard.

D'autres annonces ont pris plusieurs personnes par surprise dont celle de Marie-Eve Vallières, qui a mis en vente son embarcation «La Poule Mouillée» S-96 de classe 2,5 litres. Après une première saison prometteuse où elle a impressionné avec ses départs lancés et une victoire en finale consolation à Beauharnois, le Campivallensienne âgée de 31 ans a été ralentie par des ennuis mécaniques en 2016. «On n'a jamais vraiment trouvé le problème et c'était un peu décourageant. Je suis quand même fière d'avoir vécu cette expérience et d'avoir côtoyé des gens fantastiques», a signifié Marie-Ève Vallières.

Le départ du sympathique Tom Pakradooni n'est pas étonnant en soi car le conducteur du «Rolling Thunder» GP-88 avait évoqué cette possibilité au cours des deux dernières saisons. Même si son idée était déjà arrêtée en début d'année, le toujours souriant pilote de Glen Mills (Pennsylvanie) avait gardé secret ses intentions de quitter la classe Grand Prix à l'âge de 63 ans. Son tour de reconnaissance offert dans la finale à Beauharnois a été empreint d'émotion alors que «Pak le gentleman» a été chaudement applaudi, autant à sa sortie du plan d'eau que lors de la cérémonie de remise des trophées.

Bobby King en Hydro 350

Certains amateurs ont pu constater que Bobby King avait mis en vente l'embarcation «Crush» F-242 de classe Formule 2500 et la raison s'explique facilement. Le fils de la légende Jimmy King veut accéder à la classe Hydro 350 et il bâtira un nouveau bateau avec une autre légende, le constructeur James Auld, au cours de l'hiver.

Marcoux et Théorêt veulent revenir

Tout indique que la saison 2017 marquera le retour de Ghislain Marcoux et Marc Théorêt en tant que pilote/propriétaire dans la classe Grand Prix. Les deux partenaires en affaires veulent sillonner à nouveau les eaux des parcours de la HRL et ils attendent de voir quelle embarcation sera disponible dans les prochaines semaines. Le tandem aimerait bien prendre possession d'un nouveau bolide mais il serait étonnant que les dirigeants de la Ligue de Régates d'Hydroplanes soient favorables à avancer les fonds pour une nouvelle construction.

Automotion Performance: 3 championnats

Trois des quatre championnats de points de la HRL ont été remportés par des coureurs dont les bateaux étaient propulsés par des engins signés «Automotion Performance» en 2016. Claude Abbott, en 2,5 litres, Donald Leduc (Formule 2500) et Nicolas Rousse (Hydro 350) n'ont pas hésité à vanter les mérites du motoriste Richard Leblanc qui a monté ces engins performants depuis ses ateliers de mécanique situés à Saint-Polycarpe.

Le repos du guerrier… Tom Pakradooni a fait son dernier tour de piste dans la classe Grand Prix aux 10e Régates de Beauharnois.

©(Photo: TC Média - Pierre Langevin)