Des infirmières ont refusé de travailler

Des infirmières ont refusé de travailler

Francine Savoie, présidente du syndicat des Professionnels en soins du Suroît (FIIQ).

Crédit photo : Journal Saint-François Archives

Devant l’éventualité d’une surcharge de travail qui aurait pu mener à des erreurs professionnelles, des infirmières de l’Hôpital du Suroît ont refusé de poursuivre leur travail le week-end dernier, jusqu’à ce que du personnel supplémentaire ne soit appelé en renfort.
Cette situation nous a été confirmée vendredi par la présidente du syndicat des Professionnels en soins du Suroît (FIIQ), Francine Savoie. Selon elle, ce scénario s’est d’ailleurs produit à quelques reprises depuis décembre dernier.
«La situation devient telle que ces infirmières estiment ne pas être en mesure de respecter leur code de déontologie, qui les empêche d’œuvrer dans un environnement où elles risqueraient de commettre des erreurs», explique la présidente syndicale. D’autres infirmières sont alors contraintes d’entrer au travail en temps supplémentaire.
Mme Savoie mentionne que l’épuisement des infirmières s’accentue particulièrement depuis le mois de décembre, puis la période des Fêtes où l’urgence de l’Hôpital a été surchargée de patients, pour atteindre des pointes d’occupation de plus de 300 %. «Il est devenu fréquent que des infirmières effectuent des 16 heures de travail consécutives», dit-elle.
Pénurie de personnel
Selon la présidente syndicale, ce contexte de pénurie de personnel n’est pas étranger à la mise en place de la Loi 20, qui a obligé les médecins de famille à assurer plus d’heures en cabinet donc, moins d’heures en médecine hospitalière.
Bien qu’un plan de secours ait été mis en place à l’Hôpital le printemps dernier pour la prise en charge de patients avec la collaboration de spécialistes en médecine interne, cette mesure est venue à échéance en décembre. Depuis, bien que des lits d’hospitalisation soient disponibles sur les étages, le manque de personnel médical fait en sorte que les patients ne peuvent être pris en charge et demeurent sur des civières à l’urgence.
C’est sans compter le fait qu’une forte proportion de la clientèle admise à l’établissement de la rue Saint-Thomas se compose de personnes âgées, nécessitant plus de soins.
Les instances syndicales souhaitent que des actions concrètes soient mises de l’avant afin d’accentuer les efforts de recrutement de personnel.

  • Fernand Ouellet

    Plus ça change, plus c’est pareil…Tant que les infirmières et infirmiers ne pousseront pas L’OIIQ à faire sa JOB au lieu de se payer des colloques , forums et congrès à fort prix, rien ne bougera …alors vivez avec votre mal alors….vous ne bougez pas!!