Un trou dans la chaussée aurait entraîné le décès de son épouse

Poursuite contre le ministère des Transports et la SAAQ


Publié le 13 avril 2017

Un chantier routier mal protégé, à Rivière-Beaudette, aurait entraîné le décès d'une septuagénaire, croit son mari.

©TC Média Archives

Un résident de Rivière-Beaudette compte intenter une poursuite en dommages et intérêts envers le ministère des Transports et la Société de l'Assurance Automobile (SAAQ) à la suite du décès de son épouse survenu en février 2016.

Selon Maurice Goulet, celle-ci serait décédée des suites d'un transport en ambulance lors duquel le véhicule a franchi une importante crevasse, sur le viaduc de la route 325 qui surplombe l'autoroute 20.

«Ma femme était transportée en ambulance vers 5 h 30 du matin le 15 janvier 2016. Comme il faisait encore noir, le chauffeur n'a pas aperçu le trou. Le choc a été si violent qu'elle a eu deux vertèbres fracturées», raconte le retraité.

Me Hélène Guay, spécialisée en droit de la santé, de la personne et des aînés, représente M. Goulet. Selon elle, l'impact aurait également blessé l'ambulancier à la tête et a été signalé comme accident de travail auprès de la CNESST.

La médication prodiguée à Mme Goulet pour soulager ses douleurs, combinée à ses problèmes cardiaques, aurait finalement entraîné son décès deux semaines plus tard, le 5 février. «Elle souffrait le martyre, soutient M. Goulet. La médication était le seul moyen de réduire ces douleurs.»

Selon lui, les travaux sur ce viaduc avaient été entrepris quelques mois plus tôt. Aucune signalisation n'était en place au moment de l'incident, pour signaler la présence de ces trous dans la chaussée.

M. Goulet a porté plainte auprès du ministère des Transports, mais celle-ci aurait été jugée non-fondée.

À la suite du décès de son épouse, M. Goulet dit avoir été contraint de mettre sa maison en vente. Il lance également un appel aux personnes qui auraient aussi connu des dommages à leur véhicule à cet endroit.

Questionné à ce sujet, le maire de Rivière-Beaudette, Patrick Bousez, confirme que le MTQ avait mené des travaux à cet endroit et que l'approche du chantier causait problème. «C'était pénible pour tout le monde, mais il y avait une signalisation. Était-elle adéquate ?, ce n'est pas à moi de le confirmer», a commenté le maire.

Nous avons également contacté le MTQ pour obtenir un commentaire sur ce dossier, mais n’avons obtenu encore aucune réponse.