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Les pompiers répondent à de nombreux appels de détresse provenant du lac Saint-Louis


Publié le 3 août 2017

Le lac Saint-Louis

©TC Media - Michel Thibault

Connaître notre position, compter sur un téléphone cellulaire chargé et être conscient que le courant peut emporter une personne, même vêtue d’une veste de flottaison.

Voilà quelques leçons à retenir des mésaventures vécues ces derniers jours par des plaisanciers, laisse entendre Jean-Maurice Marleau, directeur du service de protection incendie de Beauharnois.

On peut localiser une personne avec un téléphone cellulaire

Jean-Maurice Marleau

Mercredi après-midi, une dame a téléphoné au 911 à partir d’une embarcation à l’ancre dans le lac Saint-Louis. «Elle a indiqué que son mari s’était jeté à l’eau pour se rafraîchir. Après dix minutes, elle ne le voyait plus. L’homme portait un gilet de sauvetage mais le courant l’a emporté», rapporte M. Marleau.

La personne a indiqué qu’elle était proche du «pont de l’autoroute 30». Les pompiers de Beauharnois et Châteauguay se sont mis en route vers le pont Madeleine-Parent. Ils prévoyaient accéder au lac par la descente de bateaux à Saint-Louis-de-Gonzague.

Ce sont finalement les pompiers de Salaberry-de-Valleyfield qui ont rescapé l’homme à la dérive et la dame dans l’embarcation, à quelques kilomètres de là, à la hauteur de Saint-Timothée, peu de temps après l’appel à l’aide.

«En réalité, elle se trouvait près du pont Serge-Marcil, précise M. Marleau. C’est important de bien connaître la géographie et le plan d’eau où l’on navigue.»

Les deux s’en sont tirés avec plus de peur que de mal.

Téléphone mort

Mardi soir, vers 22h, un homme a envoyé un texto à sa blonde : mon bateau est en panne. La dame a voulu le rappeler mais n’a obtenu aucune réponse. La batterie du téléphone de son ami était à plat, relate Jean-Maurice Marleau. Quand des gens à bord d’une embarcation sont munis d’un téléphone en état de marche, les secours peuvent les localiser, souligne-t-il. «On s’est rendus sur l’eau mais on n’avait aucune indication pour retrouver la personne. Il faisait noir, on ne voyait rien», déplore le directeur du service de protection incendie de Beauharnois. Des pompiers de cette ville, de Châteauguay et de l’Île-Perrot ont entrepris des recherches ainsi que trois bateaux de la Garde côtière. «L’embarcation a été localisée vers minuit par la Garde côtière près des îles-de-la-Paix à Maple Grove», fait part M. Marleau.

Encore là, plus de peur que de mal.

Témérité

Les pompiers et la Garde côtière ont répondu à plusieurs appels de détresse provenant du lac Saint-Louis depuis le début de la saison de navigation, souligne Jean-Maurice Marleau. «La hauteur du lac n’aide pas. Mais aussi, les gens sont téméraires», observe-t-il.

Il exhorte les adeptes du nautisme à consulter la météo et à tenir compte du vent et des courants beau temps, mauvais temps. «Une belle journée comme aujourd’hui, le débit du courant peut être assez élevé. Et le vent peut se lever en après-midi», prévient-il.