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Gabriel Belleau derrière les barreaux pour violence conjugale


Publié le 11 août 2017

Gabriel Belleau purge une peine de détention de deux ans moins un jour.

©Photo courtoisie

Gabriel Belleau, 37 ans de Salaberry-de-Valleyfield vient d’être condamné à purger deux ans moins un jour dans un centre de détention le vendredi 11 août au palais de justice de Valleyfield.

Le juge Michel Mercier a rejeté la suggestion commune proposée par l’avocat de l’accusé Me Marc Lavoie et par la procureure dans le dossier, Me Sophie Bourque Laforest. Les juristes proposaient une peine de 18 mois d’incarcération, mais le magistrat a avoué que c’était trop clément considérant les gestes commis. Les faits reprochés à Gabriel Belleau se sont déroulés en juillet dernier. À ce moment, il s’est livré à des voies de fait sur sa conjointe ainsi que sur les deux enfants de la dame.

Justifiant sa position avant de rendre sentence, le juge Mercier a indiqué que la proposition ne tenait pas compte des dommages envers les victimes. «Les sévices constituent des facteurs aggravants, explique le juge Mercier. Vous avez fait quelque chose de très grave. C’est des agressions sauvages. Vous devez faire face à vos responsabilités.»

Le juge Mercier a donc imposé une peine de deux ans moins un jour de détention. «Compte tenu de la situation, je ne soustrais pas le temps préventif que vous avez fait», a aussi indiqué le magistrat.

De plus, au moment de sa libération, Gabriel Belleau devra respecter une période de probation de deux ans avec suivi, il lui est formellement interdit de communiquer avec les victimes, il doit fournir un échantillon de son ADN et ne peut posséder d’arme pour les 10 prochaines années. 

«Il me disait qu’il allait nous tuer si je portais plainte»
Victime d’un ami de cœur violent, une mère et ses enfants éprouvent de la difficulté à oublier les atrocités commises par Gabriel Belleau, condamné à deux ans moins un jour de détention le vendredi 11 août.

Alors qu’elle croyait avoir rencontré le prince charmant, la dame dont l’identité ne peut être révélée, assure qu’elle est plutôt tombée sous l’emprise d’un homme violent qui l’a violentée ainsi que ses enfants. «Il avait même planifié de nous tuer mes enfants et moi, souligne la victime. Il était très sérieux. C’est un homme violent et j’en avais peur.»

Présente lors de la condamnation de son ex-conjoint, la dame assure que les séquelles phycologiques et physiques sont bien présentes pour ses enfants et elle.
TC Média Steve Sauvé

Dans un excès de colère, Gabriel Belleau s’en est pris physiquement à ses victimes. «J’ai eu le nez et une côte brisés. J’ai l’orbite de l’œil craqué. Il a pris une paire de ciseaux afin de me faire des lacérations sur le visage, il a pris ma fille de 13 ans à la gorge et il l’a lancée. Elle est arrivée la gorge sur le comptoir. Elle a eu une entorse lombaire et une entorse cervicale. Il a aussi frappé mon fils au visage et il a eu une ecchymose à un œil.»

Difficile de se remettre d’un tel traitement. «Nous devons reprendre confiance et récupérer, atteste la dame. Nous devons aller en thérapie. Également, ma fille doit entreprendre des traitements de physiothérapie prochainement.»

Difficile de comprendre pourquoi une victime reste auprès de son agresseur dans une situation similaire. «J’avais peur. Je le croyais lorsqu’il disait que si j’appelais la police qu’il allait nous tuer. Aujourd’hui, je peux dire que dès la première fois qu’un conjoint est violent, qu’il ne faut pas croire les excuses. Que la lune de miel ne durera pas et que les épisodes de violence reviendront.»