Étudiants évacués et confinés au Collège

Un témoin important rencontré par les policiers

Publié le 25 septembre 2015

Pendant plus de quatre heures, le Collège de Valleyfield a été sur un pied d'alerte. Un individu louche a été signalé, ce qui a forcé des procédures d'urgence particulières, telles l'évacuation de certains élèves et le confinement pour d'autres.

Ingrid Asselin, responsable des communications à la Sûreté du Québec confirme qu’une personne est rencontrée par les policiers en lien avec l'opération policière survenue au Collège de Valleyfield.

«Les enquêteurs sont présentement en train de rencontrer l’homme qui a logé l’appel anonyme. Les policiers qui ont ratissé l’établissement n’ont pas localisé personne d’autre pour l’instant», a confié Mme Asselin. On tentait ainsi de valider certaines informations avec une personne considérée comme un témoin important.

C'est vers 15 h 30 qu'un appel a été logé au service 911 pour indiquer qu'une personne était à l’intérieur de l’établissement scolaire avec une arme à feu. «Nous étions dans un cours de français qui a pris avec 20 minutes d'avance. Un policier, avec le revolver dans la main, passait dans la porte de tous les locaux pour demander d'évacuer», a expliqué un groupe d'étudiants. Ces derniers ont avoué que l'évacuation s'était bien déroulée, malgré que les émotions étaient à fleur de peau. «Il y a des filles qui pleuraient. Des gens couraient», ont-ils noté.

Alexandre se trouvait au Café Chez Rose lorsque sept policiers sont subitement arrivés. «Ils avaient l'air nerveux un peu. J'étais donc nerveux un peu moi aussi. Il y avait un peu de panique», a-t-il exprimé.

D'autres étudiants sont demeurés confinés dans des locaux pendant plusieurs heures. Élodie Bourget a expliqué que le groupe d'une quinzaine de filles tentaient de conserver leur calme. «Le cours a pris fin et un professeur a fermé le porte en disant qu'on était en confinement. Il y avait un peu de panique. On est allée sur les réseaux sociaux pour comprendre ce qui se passait», a expliqué l'étudiante de 19 ans.

Des policiers de différents postes de la Sûreté du Québec, des agents de la Gendarmerie royale canadienne et le Groupe d'intervention tactique ont été dépêchés sur place. Une fouille complète de l'établissement a eu lieu. Cependant, les autorités policières n'ont jamais confirmé la présence d'une arme à l'intérieur des murs de l'établissement.

Le siège a été levé vers 20 h. Les étudiants avaient la possibilité de pénétrer à l'intérieur afin d'aller chercher des effets personnels.

Le spectacle de l'humoriste Rachid Badouri, prévu à la salle Albert-Dumouchel a dû être annulé. Sa prestation sera reprise à une date ultérieure.

(Steve Sauvé et Eric Tremblay)

En manchette

Conduire et détruire

Le week-end dernier, 271 bazous et minounes avaient rendez-vous à Saint-Chrysostome. Loin d'être un rendez-vous galant, il s'agissait plutôt du 24e Derby de démolition de l'endroit, plus gros événement du genre au Québec.

Étudiants évacués et confinés au Collège

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Publié le 25 septembre 2015

Pendant plus de quatre heures, le Collège de Valleyfield a été sur un pied d'alerte. Un individu louche a été signalé, ce qui a forcé des procédures d'urgence particulières, telles l'évacuation de certains élèves et le confinement pour d'autres.

Ingrid Asselin, responsable des communications à la Sûreté du Québec confirme qu’une personne est rencontrée par les policiers en lien avec l'opération policière survenue au Collège de Valleyfield.

«Les enquêteurs sont présentement en train de rencontrer l’homme qui a logé l’appel anonyme. Les policiers qui ont ratissé l’établissement n’ont pas localisé personne d’autre pour l’instant», a confié Mme Asselin. On tentait ainsi de valider certaines informations avec une personne considérée comme un témoin important.

C'est vers 15 h 30 qu'un appel a été logé au service 911 pour indiquer qu'une personne était à l’intérieur de l’établissement scolaire avec une arme à feu. «Nous étions dans un cours de français qui a pris avec 20 minutes d'avance. Un policier, avec le revolver dans la main, passait dans la porte de tous les locaux pour demander d'évacuer», a expliqué un groupe d'étudiants. Ces derniers ont avoué que l'évacuation s'était bien déroulée, malgré que les émotions étaient à fleur de peau. «Il y a des filles qui pleuraient. Des gens couraient», ont-ils noté.

Alexandre se trouvait au Café Chez Rose lorsque sept policiers sont subitement arrivés. «Ils avaient l'air nerveux un peu. J'étais donc nerveux un peu moi aussi. Il y avait un peu de panique», a-t-il exprimé.

D'autres étudiants sont demeurés confinés dans des locaux pendant plusieurs heures. Élodie Bourget a expliqué que le groupe d'une quinzaine de filles tentaient de conserver leur calme. «Le cours a pris fin et un professeur a fermé le porte en disant qu'on était en confinement. Il y avait un peu de panique. On est allée sur les réseaux sociaux pour comprendre ce qui se passait», a expliqué l'étudiante de 19 ans.

Des policiers de différents postes de la Sûreté du Québec, des agents de la Gendarmerie royale canadienne et le Groupe d'intervention tactique ont été dépêchés sur place. Une fouille complète de l'établissement a eu lieu. Cependant, les autorités policières n'ont jamais confirmé la présence d'une arme à l'intérieur des murs de l'établissement.

Le siège a été levé vers 20 h. Les étudiants avaient la possibilité de pénétrer à l'intérieur afin d'aller chercher des effets personnels.

Le spectacle de l'humoriste Rachid Badouri, prévu à la salle Albert-Dumouchel a dû être annulé. Sa prestation sera reprise à une date ultérieure.

(Steve Sauvé et Eric Tremblay)