Les déchets de table seront transformés en énergie

Future usine de biométhanisation à Beauharnois

Valérie Lessard valerie.lessard@tc.tc Publié le 28 octobre 2015

À partir de 2017, les restes de table ne seront plus envoyés dans les sites d’enfouissement. Ils seront convertis en énergie à l’usine de biométhanisation de Beauharnois.

©Photo monbiom.ca

Pour éliminer les résidus de table et de jardin, le gazon et les feuilles mortes des poubelles, la région optera pour une usine de biométhanisation. C’est à partir de 2017 que les citoyens devront mettre ce type de déchets dans un nouveau bac brun plutôt qu’aux vidanges pour qu’ils soient convertis en énergie.

On a choisi ce modèle-là parce qu’en regardant les projets qui se faisaient ailleurs, c’était mieux que la personne qui construit l’usine l’opère.

Nathalie Simon, vice-présidente de BioM

Pour atteindre la cible gouvernementale de retirer totalement les déchets organiques des poubelles en 2022, les villes avaient deux choix : le compostage et la biométhanisation, qui consiste à convertir les déchets organiques en énergie. «La principale raison qui nous a fait choisir la biométhanisation, ce sont les importantes subventions qui étaient offertes par le gouvernement», souligne Nathalie Simon, mairesse de Châteauguay et vice-présidente de BioM, organisme supra municipal créé pour gérer la collecte de déchets organiques et l’usine de biométhanisation. Cette dernière recevra les matières provenant de 18 municipalités des MRC de Roussillon et de Beauharnois-Salaberry. Elle sera subventionnée à 60 % par le gouvernement du Québec.

Un autre avantage de la région, selon Mme Simon, est son important bassin de population (225 000) qui permettra de recevoir une grande quantité de matières organiques et par le fait même de produire plus de biogaz, duquel les villes tireront des revenus. L’usine qui sera construite dans le parc industriel de Beauharnois pourra recevoir 34 000 tonnes de matières organiques par année. Du compost sera aussi produit avec le digestat, soit le sous-produit issu du processus de biométhanisation des matières organiques. Ce compost pourra être utilisé par les municipalités, par les citoyens et les agriculteurs selon les besoins.

Un projet qui avance lentement

Pourquoi le bac brun n’est pas encore à votre porte bien que le projet est en branle depuis plusieurs années ? Principalement parce que l’usine n’est pas encore construite et que les procédures sont longues. «Ça avance très lentement, et ce partout au Québec parce que c’est long avoir les autorisations du gouvernement», explique Mme Simon. Présentement, BioM est à l’étape du processus d’appel d’offres pour trouver la compagnie ou le consortium qui aura le mandat de concevoir, construire et opérer l’usine pendant 20 ans. «On a choisi ce modèle-là parce qu’en regardant les projets qui se faisaient ailleurs, c’était mieux que la personne qui construit l’usine l’opère», précise Nathalie Simon. De cette façon, si des problèmes surviennent, l’opérateur ne peut accuser le constructeur d’avoir mal fait son travail.

Le projet BioM

225 000

Le projet desservira la population des 18 municipalités des MRC Beauharnois-Salaberry et de Roussillon, ce qui représente 225 000 citoyens

34 000

L’usine de Beauharnois pourra recevoir jusqu’à 34 000 tonnes de matières organiques par année.

8 000 à 10 000

Le complexe produira 8 000 à 10 000 tonnes de compost par année

43,8 M$

Le coût estimé du projet est de 43,8 M$. De ce montant, 27,8 M$ proviennent de subventions et 16 M$ seront assumés par les deux MRC.

100-150

Entre 100 et 150 emplois seront créés pendant la phase de construction du complexe. Entre 10 et 15 personnes seront embauchées pour opérer l’usine une fois qu’elle sera en fonction.

En manchette

Les déchets de table seront transformés en énergie

Future usine de biométhanisation à Beauharnois

Valérie Lessard valerie.lessard@tc.tc Publié le 28 octobre 2015

À partir de 2017, les restes de table ne seront plus envoyés dans les sites d’enfouissement. Ils seront convertis en énergie à l’usine de biométhanisation de Beauharnois.

©Photo monbiom.ca


Pour éliminer les résidus de table et de jardin, le gazon et les feuilles mortes des poubelles, la région optera pour une usine de biométhanisation. C’est à partir de 2017 que les citoyens devront mettre ce type de déchets dans un nouveau bac brun plutôt qu’aux vidanges pour qu’ils soient convertis en énergie.

On a choisi ce modèle-là parce qu’en regardant les projets qui se faisaient ailleurs, c’était mieux que la personne qui construit l’usine l’opère.

Nathalie Simon, vice-présidente de BioM

Pour atteindre la cible gouvernementale de retirer totalement les déchets organiques des poubelles en 2022, les villes avaient deux choix : le compostage et la biométhanisation, qui consiste à convertir les déchets organiques en énergie. «La principale raison qui nous a fait choisir la biométhanisation, ce sont les importantes subventions qui étaient offertes par le gouvernement», souligne Nathalie Simon, mairesse de Châteauguay et vice-présidente de BioM, organisme supra municipal créé pour gérer la collecte de déchets organiques et l’usine de biométhanisation. Cette dernière recevra les matières provenant de 18 municipalités des MRC de Roussillon et de Beauharnois-Salaberry. Elle sera subventionnée à 60 % par le gouvernement du Québec.

Un autre avantage de la région, selon Mme Simon, est son important bassin de population (225 000) qui permettra de recevoir une grande quantité de matières organiques et par le fait même de produire plus de biogaz, duquel les villes tireront des revenus. L’usine qui sera construite dans le parc industriel de Beauharnois pourra recevoir 34 000 tonnes de matières organiques par année. Du compost sera aussi produit avec le digestat, soit le sous-produit issu du processus de biométhanisation des matières organiques. Ce compost pourra être utilisé par les municipalités, par les citoyens et les agriculteurs selon les besoins.

Un projet qui avance lentement

Pourquoi le bac brun n’est pas encore à votre porte bien que le projet est en branle depuis plusieurs années ? Principalement parce que l’usine n’est pas encore construite et que les procédures sont longues. «Ça avance très lentement, et ce partout au Québec parce que c’est long avoir les autorisations du gouvernement», explique Mme Simon. Présentement, BioM est à l’étape du processus d’appel d’offres pour trouver la compagnie ou le consortium qui aura le mandat de concevoir, construire et opérer l’usine pendant 20 ans. «On a choisi ce modèle-là parce qu’en regardant les projets qui se faisaient ailleurs, c’était mieux que la personne qui construit l’usine l’opère», précise Nathalie Simon. De cette façon, si des problèmes surviennent, l’opérateur ne peut accuser le constructeur d’avoir mal fait son travail.

Le projet BioM

225 000

Le projet desservira la population des 18 municipalités des MRC Beauharnois-Salaberry et de Roussillon, ce qui représente 225 000 citoyens

34 000

L’usine de Beauharnois pourra recevoir jusqu’à 34 000 tonnes de matières organiques par année.

8 000 à 10 000

Le complexe produira 8 000 à 10 000 tonnes de compost par année

43,8 M$

Le coût estimé du projet est de 43,8 M$. De ce montant, 27,8 M$ proviennent de subventions et 16 M$ seront assumés par les deux MRC.

100-150

Entre 100 et 150 emplois seront créés pendant la phase de construction du complexe. Entre 10 et 15 personnes seront embauchées pour opérer l’usine une fois qu’elle sera en fonction.