Des oies blanches éventrées et des ratons laveurs à la rivière

Des oies blanches éventrées et des ratons laveurs à la rivière

Des carcasses d'oies blanches éventrées gisent au sol en bordure du chemin qui longe la rivière Saint-Charles sur le site de l'ancien dépotoir municipal dans le secteur Victoria-Est à Salaberry-de-Valleyfield.

L’ancien dépotoir situé dans le secteur Victoria-Est, à Salaberry-de-Valleyfield, s’apparente encore à un dépôt d’ordures quatre décennies après sa fermeture.

Aux pneus usés, pièces d’autos inutilisables, nombreux sacs à ordures et autres effets qui font l’objet de débarras, s’ajoutent des animaux morts largués en bordure du chemin qui longe la rivière Saint-Charles, non loin du parc à chiens nouvellement ouvert.

À la réception d’une information du public, Le Journal Saint-François s’est rendu sur place. Nous y avons trouvé des carcasses d’une trentaine d’oies blanches qui avaient été éventrées afin d’y prélever les poitrines. Une vingtaine de mètres plus loin, on a pu voir d’autres oiseaux de la même espèce en état de décomposition avancée et qui avaient déjà subi le même sort.

L’homme qui a communiqué avec Le Journal Saint-François pour signaler la situation affirme également avoir découvert deux ratons laveurs morts, placés sur des planches de bois. Bizarrement, l’individu rencontré sur les lieux a raconté qu’il avait lancé les deux mammifères omnivores dans les eaux de la rivière avant notre arrivée.

Un agent de protection de la faune, Philippe Dupuis, a confirmé que les oies blanches ont vraisemblablement été capturées par un chasseur et que les oiseaux n’ont pas été emportés par une maladie suspecte. «Nous avons déjà observé une telle situation dans le passé», a affirmé l’employé du bureau de Salaberry-de-Valleyfield du ministère québécois des Forêts, de la Faune et des Parcs.

Sébastien Brisebois, technicien affecté à la surveillance de la rage, croit pour sa part qu’un chasseur a disposé des carcasses d’oies à un mauvais endroit. «Nous avons possiblement affaire à des chasseurs, pêcheurs et trappeurs qui n’ont pas mis les restes des proies hors de la vue des passants», a indiquéM. Brisebois. Ce dernier a découvert sur le même site des écailles de mariganes blanches, un poisson propre à la consommation et ayant été mangé sur place.