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Le patrimoine de la communauté mohawk d’Akwesasne préservé et mis en valeur

Signature d’une entente de développement culturel et classement du site archéologique Droulers-Tsiionhiakwatha


Publié le 2 juin 2017

Une entente a été signée mercredi à l’Assemblée nationale pour permettre de poursuivre le rapprochement et les échanges avec la communauté mohawk d’Akwesasne.

©(Photo - courtoisie)

Une entente signée entre le gouvernement du Québec, la communauté mohawk d’Akwesasne et la MRC du Haut-Saint-Laurent permettra de poursuivre les initiatives de rapprochements et d’échanges culturels.

Il s’agit aussi de permettre la préservation, la mise en valeur et la diffusion du patrimoine culturel matériel et immatériel.

Les activités prévues sont toutes aussi excitantes que riches et c’est avec un grand enthousiasme que la MRC participera à des projets reliés entre autres à la mémoire et au patrimoine afin de partager ces connaissances avec le monde autour de nous.

Louise Lebrun

«La MRC du Haut-Saint-Laurent et le territoire mohawk d’Akwesasne sont de vieux voisins, a exprimé la préfète de la MRC du Haut-Saint-Laurent, Louise Lebrun. De cette proximité est née une forte volonté de collaborer et d’échanger. »

L’entente tripartite représente un investissement total de 169 000 $ sur trois ans. L’entente de développement culturel 2016-2019 prévoit des montants de 55 000 $ du ministère de la Culture et des Communications, 45 000 $ du Secrétariat des Affaires autochtones, 45 000 $ de la communauté mohawk d’Akwesasne et 24 000 $ de la MRC du Haut-Saint-Laurent.

Toutes ces instances étaient représentées lors de la signature du document qui a eu lieu à l’Assemblée nationale. Le député du comté de Huntingdon, Stéphane Billette, ainsi que les artistes John Ryan et Natasha Smoke-Santiago, ont également participé à la cérémonie.

Luc Fortin, ministre de la Culture et des Communications, a profité de l’occasion pour annoncer le classement du site archéologique Droulers-Tsiionhiakwatha en vertu de la loi sur le patrimoine culturel.

Situé à Saint-Anicet, ce site renferme les vestiges d’un campement iroquoiens au milieu du 15e siècle. Il représente à ce jour la plus importante source d’informations pour comprendre les sociétés iroquoiennes du Saint-Laurent. Son potentiel de recherche demeure important. Un centre d’interprétation, créé avec la collaboration de la communauté mohawk d’Akwesasne, reconstitue en partie le village et propose des ateliers culturels.

«Le classement du site archéologique Droules-Tsiionhiakwatha montre à quel point notre gouvernement prend à cœur la préservation de ce site qui constitue à ce jour, le plus important espace villageois autochtone découvert au Québec», a conclue Stéphane Billette.