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L’Édifice Gaëtan-Rousse, un héritage cité en exemple

Dans le magazine Continuité


Publié le 12 avril 2017

L’Édifice Gaëtan-Rousse est l’héritage de l’ancienne église Saint-Augustin construite en 1965 selon les plans de l’architecte Pierre Dionne.

©TC Média Archives Pierre Langevin

La transformation de l’ancienne église Saint-Augustin en l’Édifice Gaëtan-Rousse est cité en exemple dans le magazine Continuité, publié par le Conseil des monuments et sites du Québec.

Dans son édition Printemps 2017, le magazine patrimonial consacre un reportage sur les églises québécoises construites après 1945, époque où les architectes «expérimentaient avec les formes et les matériaux, donnant parfois naissance à de véritables chefs-d’œuvre.»

À cet égard, l’Édifice Gaëtan-Rousse, cette ancienne église ronde construite en 1965, représente l’un des trois immeubles «coup de cœur» du conseiller en patrimoine culturel du CMSQ, Denis Boucher.

L’édition Printemps 2017 du magazine Continuité consacre un long reportage sur les églises construites après 1945.

Celui-ci mentionne que « l’architecte Pierre Dionne avait conçu une nef de forme semi-circulaire qui semblait naturellement vouée à un usage scénique : choeur surélevé, absence de colonnes, plafonds élevés, acoustique de grande qualité, mur escamotable à l’arrière de l’autel et locaux d’entreposage de bonnes dimensions. Aujourd’hui, cinq organismes oeuvrant en arts de la scène sont relogés à proximité de la nef centrale. L’ancienne partie du presbytère, elle, accueille deux associations qui se consacrent aux personnes âgées. La compatibilité des usages entre le passé et le présent a fait que les modifications requises, tant extérieures qu’intérieures, sont restées mineures. Le projet a donc pu être réalisé à un coût relativement modeste. »

Le reportage fait également intervenir le coordonnateur à la vie culturelle de la Ville, Pierre Crépeau, qui parle du rôle que les municipalités peuvent jouer pour favoriser l’adaptation des lieux de culte à une nouvelle vocation.

« Il faut établir une analyse rigoureuse de nos besoins immobiliers, être à l’affût des lieux qui pourraient les combler, et garder notre esprit ouvert aux propositions audacieuses. Devant des données claires issues d’analyses rigoureuses, les barrières techniques se transforment en challenges », déclare-t-il.

On peut aussi y lire que certains matériaux utilisés à cette époque ont mal vieilli, comme c’est le cas pour le crépi d’acrylique qui recouvre l’extérieur de l’édifice Gaëtan-Rousse. « À long terme, il s’est révélé perméable. Nous cherchons donc un produit de remplacement à l’étanchéité approuvée », informe le coordonnateur à la vie culturelle.

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