Les victimes de contention ont jusqu'au 3 décembre pour être indemnisées

Recours collectif contre l'Hôpital du Suroît

Mario Pitre mario.pitre@tc.tc Publié le 29 octobre 2015

Patiente à l'origine du recours collectif, Lise Brouard peut compter sur le soutien d'Anne-Marie Thibault, conseillère du CDDM à Valleyfield et d'André Leduc, coordonnateur du Collectif.

©TC Média Mario Pitre

Les patients en santé mentale qui auraient fait l'objet de mesures de contention abusives entre 2005 et 2008 à l'Hôpital du Suroît ont encore quelques semaines pour s'inscrire dans le but d'être indemnisés.

Je sais que ces personnes peuvent ressentir de la honte d'avoir été placées dans une telle situation, mais elles n'ont pas à avoir honte du mal qu'on leur a infligé.

Lise Brouard, victime à l'origine du recours collectif

C'est ce qu'a fait savoir André Leduc, coordonnateur du Collectif de défense des droits de la Montérégie, l'organisme qui a défendu Lise Brouard dans un recours collectif intenté en 2005 contre l'Hôpital du Suroît. Ce recours a mené à une entente hors cour le 15 mai dernier dans laquelle l'établissement doit verser 600 000 $ aux victimes de mesures de contention et d'isolement abusives imposées entre le 11 juin 2005 et le 11 juin 2008.

Jusqu'à présent, une quarantaine de personnes se sont inscrites en vue d'obtenir une indemnisation. Les patients ayant subi l'application d'une contention de type Argentino (une sorte de camisole de force) ont droit à une indemnité de 6000 $ par épisode, et celles qui ont subi un autre type de contention peuvent recevoir 1500 $. De plus un montant de 500 $ est accordé à ces patients s'ils ont été placés en isolement.

Déjà les représentants du Collectif ont effectué des démarches auprès de l'organisme en santé mentale Le Tournant afin d'atteindre le plus de victimes possibles.

Elle-même victime de ces mesures abusives  à 8 reprises entre le 6 juillet 2005 et le 21 octobre 2006 (elle soutient être demeurée attachée à son lit pendant une période de près de 12 heures), Lise Brouard incite fortement les victimes à se manifester en appelant au 450 370-1807.

«Je sais que ces personnes peuvent ressentir de la honte d'avoir été placées dans une telle situation, mais elles n'ont pas à avoir honte du mal qu'on leur a infligé», dit-elle.

Pour une Journée nationale anti-mesures de contrôle

Cette cause sert maintenant d'exemple dans le milieu des organismes québécois en santé mentale pour demander au ministère de la Santé de remplacer ces mesures de contrôle par des méthodes plus respectueuses de la personne.

À cet égard, le Collectifs de défense des droits de la Montérégie a créé un symbole de soutien aux victimes, soit un ruban blanc assorti d'une attache de plastique (tie wrap) noire.

Le Collectif fait pression auprès du gouvernement afin que l'Assemblée nationale décrète la date du 15 mai comme celle de la Journée nationale contre les mesures de contrôle, que ce soit par l'isolement, la contention ou les substances chimiques.

Selon André Leduc, ce type de mesures est appliqué non seulement pour les patients en santé mentale, mais peut l'être aussi chez les personnes âgées et dans les centres jeunesse.

En manchette

Deux policiers en grande forme

Deux policiers de la Sûreté du Québec de la MRC de Vaudreuil-Soulanges, Pascal Harvey et Bruno Beaulieu, ont étalé leur excellente forme physique en participant au Marathon d'Ottawa, le dimanche 29 juin.

Les victimes de contention ont jusqu'au 3 décembre pour être indemnisées

Recours collectif contre l'Hôpital du Suroît

Mario Pitre mario.pitre@tc.tc Publié le 29 octobre 2015

Patiente à l'origine du recours collectif, Lise Brouard peut compter sur le soutien d'Anne-Marie Thibault, conseillère du CDDM à Valleyfield et d'André Leduc, coordonnateur du Collectif.

©TC Média Mario Pitre


Les patients en santé mentale qui auraient fait l'objet de mesures de contention abusives entre 2005 et 2008 à l'Hôpital du Suroît ont encore quelques semaines pour s'inscrire dans le but d'être indemnisés.

Je sais que ces personnes peuvent ressentir de la honte d'avoir été placées dans une telle situation, mais elles n'ont pas à avoir honte du mal qu'on leur a infligé.

Lise Brouard, victime à l'origine du recours collectif

C'est ce qu'a fait savoir André Leduc, coordonnateur du Collectif de défense des droits de la Montérégie, l'organisme qui a défendu Lise Brouard dans un recours collectif intenté en 2005 contre l'Hôpital du Suroît. Ce recours a mené à une entente hors cour le 15 mai dernier dans laquelle l'établissement doit verser 600 000 $ aux victimes de mesures de contention et d'isolement abusives imposées entre le 11 juin 2005 et le 11 juin 2008.

Jusqu'à présent, une quarantaine de personnes se sont inscrites en vue d'obtenir une indemnisation. Les patients ayant subi l'application d'une contention de type Argentino (une sorte de camisole de force) ont droit à une indemnité de 6000 $ par épisode, et celles qui ont subi un autre type de contention peuvent recevoir 1500 $. De plus un montant de 500 $ est accordé à ces patients s'ils ont été placés en isolement.

Déjà les représentants du Collectif ont effectué des démarches auprès de l'organisme en santé mentale Le Tournant afin d'atteindre le plus de victimes possibles.

Elle-même victime de ces mesures abusives  à 8 reprises entre le 6 juillet 2005 et le 21 octobre 2006 (elle soutient être demeurée attachée à son lit pendant une période de près de 12 heures), Lise Brouard incite fortement les victimes à se manifester en appelant au 450 370-1807.

«Je sais que ces personnes peuvent ressentir de la honte d'avoir été placées dans une telle situation, mais elles n'ont pas à avoir honte du mal qu'on leur a infligé», dit-elle.

Pour une Journée nationale anti-mesures de contrôle

Cette cause sert maintenant d'exemple dans le milieu des organismes québécois en santé mentale pour demander au ministère de la Santé de remplacer ces mesures de contrôle par des méthodes plus respectueuses de la personne.

À cet égard, le Collectifs de défense des droits de la Montérégie a créé un symbole de soutien aux victimes, soit un ruban blanc assorti d'une attache de plastique (tie wrap) noire.

Le Collectif fait pression auprès du gouvernement afin que l'Assemblée nationale décrète la date du 15 mai comme celle de la Journée nationale contre les mesures de contrôle, que ce soit par l'isolement, la contention ou les substances chimiques.

Selon André Leduc, ce type de mesures est appliqué non seulement pour les patients en santé mentale, mais peut l'être aussi chez les personnes âgées et dans les centres jeunesse.