Des centaines de manifestants devant le bureau de Lucie Charlebois

Le milieu communautaire dans la rue

Steve Sauvé steve.sauve@tc.tc Publié le 2 novembre 2015

La manifestation a rallié plusieurs personnes du milieu communautaire.

©TC Média Pierre Langevin

Plus de 500 personnes se sont mobilisés à Saint-Clet, devant le bureau de la ministre déléguée à la Réadaptation, à la Protection de la jeunesse et à la Santé publique, Lucie Charlebois le lundi 2 novembre.

«La famille Bombardier a reçu 1 milliard $ alors qu’elle emploie au Québec 1700 personnes. Le communautaire c’est 20 000 travailleurs.»

Johanne Nasstrom, directrice TROC-M

«Nous vivons une situation très difficile, explique Johanne Nasstrom, directrice Table régionale des organismes communautaires et bénévoles de la Montérégie (TROC-M). La moindre des choses serait que la ministre nous rencontre. On souhaite simplement la reconnaissance de Québec.»

Le milieu communautaire assure que le gouvernement met en péril sa capacité à répondre aux besoins des communautés. «Il y a une motion qui a été adoptée à l’unanimité il y a deux ans pour l’augmentation du financement des organismes communautaires, fait valoir Josée Harnois, coordonnatrice de Table régionale des organismes volontaires d’éducation populaire de la Montérégie (TROVEPM). Malgré cela, nous attendons toujours. Présentement, nous passons plus de temps à essayer de trouver du financement qu’à aider les gens dans le besoin.»

Les gens présents à la manifestation qui s’est déroulée dans le calme confient que Québec reconnaît le rôle essentiel des groupes communautaires pour la société québécoise. «Nous avons besoin de soutien afin de continuer notre mission. Nous voulons continuer à aider les personnes qui fréquentent nos services, mentionne Patrice Desilet, de ressource Maison de répit Halte-Soleil. En coupant les services et en détériorant les droits des personnes marginalisées, l’austérité s’attaque plus que jamais aux organismes communautaires», martèle M. Desilet en ajoutant que plus les besoins de la population augmentent, plus les groupes sont sollicités, sans pour autant voir leur financement rehaussé.  

Selon les personnes rencontrées, le manque à gagner des organismes en santé et services sociaux au Québec est évalué à 225 M$ de dollars annuellement. En ce qui a trait à la défense collective des droits, on évalue le manque à gagner à 40 M$.

Lucie Charlebois perplexe

La députée de Soulanges et ministre déléguée à la Réadaptation, à la Protection de la jeunesse et à la Santé publique se dit surprise des propos tenus par les représentants des organismes.

«Entre 2002 et 2015, leur financement a été augmenté de 80 %. Dans le contexte actuel, il est important d’atteindre l’équilibre budgétaire justement pour protéger les organismes communautaires, indique Mme Charlebois. Il faut comprendre que l’on porte une attention particulaire aux clientèles vulnérables. Je refuse de prendre des engagements que je sais que je ne peux pas tenir. Je ne ferai pas comme le Parti Québécois et faire des promesses sans avoir les moyens de les tenir.»

Questionnée sur son absence, Lucie Charlebois dit être déçue de ne pas avoir eu la possibilité des rencontrer les manifestants.  «J’ai beaucoup d’engagements. Cependant je le dis et je le répète, je suis la meilleure amie des organismes communautaires. Entre l’élection et maintenant, il n’y a eu aucune coupure budgétaire pour eux.» 

En manchette

Des centaines de manifestants devant le bureau de Lucie Charlebois

Le milieu communautaire dans la rue

Steve Sauvé steve.sauve@tc.tc Publié le 2 novembre 2015

La manifestation a rallié plusieurs personnes du milieu communautaire.

©TC Média Pierre Langevin


Plus de 500 personnes se sont mobilisés à Saint-Clet, devant le bureau de la ministre déléguée à la Réadaptation, à la Protection de la jeunesse et à la Santé publique, Lucie Charlebois le lundi 2 novembre.

«La famille Bombardier a reçu 1 milliard $ alors qu’elle emploie au Québec 1700 personnes. Le communautaire c’est 20 000 travailleurs.»

Johanne Nasstrom, directrice TROC-M

«Nous vivons une situation très difficile, explique Johanne Nasstrom, directrice Table régionale des organismes communautaires et bénévoles de la Montérégie (TROC-M). La moindre des choses serait que la ministre nous rencontre. On souhaite simplement la reconnaissance de Québec.»

Le milieu communautaire assure que le gouvernement met en péril sa capacité à répondre aux besoins des communautés. «Il y a une motion qui a été adoptée à l’unanimité il y a deux ans pour l’augmentation du financement des organismes communautaires, fait valoir Josée Harnois, coordonnatrice de Table régionale des organismes volontaires d’éducation populaire de la Montérégie (TROVEPM). Malgré cela, nous attendons toujours. Présentement, nous passons plus de temps à essayer de trouver du financement qu’à aider les gens dans le besoin.»

Les gens présents à la manifestation qui s’est déroulée dans le calme confient que Québec reconnaît le rôle essentiel des groupes communautaires pour la société québécoise. «Nous avons besoin de soutien afin de continuer notre mission. Nous voulons continuer à aider les personnes qui fréquentent nos services, mentionne Patrice Desilet, de ressource Maison de répit Halte-Soleil. En coupant les services et en détériorant les droits des personnes marginalisées, l’austérité s’attaque plus que jamais aux organismes communautaires», martèle M. Desilet en ajoutant que plus les besoins de la population augmentent, plus les groupes sont sollicités, sans pour autant voir leur financement rehaussé.  

Selon les personnes rencontrées, le manque à gagner des organismes en santé et services sociaux au Québec est évalué à 225 M$ de dollars annuellement. En ce qui a trait à la défense collective des droits, on évalue le manque à gagner à 40 M$.

Lucie Charlebois perplexe

La députée de Soulanges et ministre déléguée à la Réadaptation, à la Protection de la jeunesse et à la Santé publique se dit surprise des propos tenus par les représentants des organismes.

«Entre 2002 et 2015, leur financement a été augmenté de 80 %. Dans le contexte actuel, il est important d’atteindre l’équilibre budgétaire justement pour protéger les organismes communautaires, indique Mme Charlebois. Il faut comprendre que l’on porte une attention particulaire aux clientèles vulnérables. Je refuse de prendre des engagements que je sais que je ne peux pas tenir. Je ne ferai pas comme le Parti Québécois et faire des promesses sans avoir les moyens de les tenir.»

Questionnée sur son absence, Lucie Charlebois dit être déçue de ne pas avoir eu la possibilité des rencontrer les manifestants.  «J’ai beaucoup d’engagements. Cependant je le dis et je le répète, je suis la meilleure amie des organismes communautaires. Entre l’élection et maintenant, il n’y a eu aucune coupure budgétaire pour eux.»