«Il y a de quoi être fier» - Robert Sauvé

Élections fédérales: une bataille épique à trois

Denis Bourbonnais denis.bourbonnais@tc.tc Publié le 20 octobre 2015

Le candidat libéral Robert Sauvé a eu la visite du maire de Huntingdon, André Brunette, lors de la soirée électorale.

©(Photo: TC Média - Pierre Langevin)

Au cœur d'une épique lutte à trois qui trouvera une place de choix dans les annales politiques de la région, le candidat libéral Robert Sauvé ne savait plus quoi penser à différents moments de la soirée-marathon du 19 octobre.

Je savais que Valleyfield et Beauharnois seraient difficiles à aller chercher.

Robert Sauvé, candidat libéral défait

A 22h38, lorsque Radio-Canada a annoncé que les libéraux de Justin Trudeau formeront un gouvernement majoritaire à Ottawa, l'avance de Robert Sauvé restait fragile dans le comté de Salaberry-Suroît.  «Après 70 boîtes de scrutin sur 271: Bloc québécois 2729, NPD 3000, Parti libéral 3532», a prononcé M. Sauvé,  qui communiquait les résultats à ses supporteurs réunis au local de la rue Alexandre à mesure que les chiffres étaient disponibles.

Lorsque le nombre de boîtes de scrutin dépouillées a atteint le chiffre 80, vers 23 h, le libéral montrait des signes de nervosité. «Ils vont me tenir jusqu'à la fin. C'est vraiment une bataille à trois», devait-il admettre. Peu après, un organisateur libéral de longue date, Normand Farand a fait son entrée dans la salle et Robert Sauvé lui a rendu hommage. «Si je suis ici, c'est à cause de lui. Quand l'annonce a été faite dans les journaux, je n'étais même pas au courant», a lancé le candidat libéral.

Le groupe de quelque 50 partisans libéraux a commencé à s'emballer lorsque la majorité de Robert Sauvé a grimpé à 1216 voix après le comptage de 180 boîtes de scrutin. «Robert, Robert, Robert, Robert», ont scandé les «rouges» qui  semblaient prendre la victoire pour acquise. «Il ne faut pas aller trop vite. Il reste encore plus de 90 boîtes», a tempéré le candidat libéral.

Après l'arrivée de la 200e boîte, la priorité de Robert Sauvé sur la néo-démocrate Anne Quach a glissé quelque peu à 999 voix alors que la bloquiste Claude Debellefeuille, tirant de l'arrière par 1698 voix, a vu ses chances diminuer considérablement. Or, la tendance a soudainement tourné en sens contraire à partir du dépouillement de la boîte numéro 207. L'écart dont bénéficiaient les libéraux a fondu de plus de la moitié pour chuter à 460 voix.

Ce fut ensuite la dégringolade, à la fois lente et pénible. Après minuit, les résultats sortaient au compte- gouttes: majorité libérale 438… 390… 274… 269… 247… 222 et finalement… -190 avec 46 boîtes de scrutin à venir. L'éventuelle gagnante, Anne Quach n'a jamais été menacée par la suite et aux alentours de 1h45, elle a été réélue pour un second mandat grâce à une majorité de 776 voix.

«Nous étions si près de la victoire et il y a de quoi être fier. Trois candidats avaient la possibilité de gagner cette élection. On savait au départ que ce ne serait pas facile. La dernière conquête libérale dans le comté remontait à l'an 2000. J'accepte le verdict et j'en sors grandi» a exprimé avec émotion l'ex-maire de Coteau-du-Lac.

Robert Sauvé dit avoir préféré faire une campagne de terrain plutôt que de se mesurer à ses adversaires par la voie des médias. «Nous avons suivi la ligne de parti afin de vendre le plan des libéraux à la population. C'était aussi une question budgétaire», a-t-il observé. «Le plan comportait trois points principaux, aider notamment la classe moyenne, les aînés et les quelque 315 000 enfants vivant dans la pauvreté.»

Le candidat libéral  tenu à remercier son épouse Lise pour avoir travaillé d'arrache-pied durant la campagne électorale, ses deux filles dont Kim, son agente officielle, son frère Michel, son organisateur dans le Haut-Saint-Laurent, Jean-Gilles Bourdeau , Normand Farand, dans Soulanges et tous les bénévoles qui l'ont épaulé.

«Si on s'est rendu à près 18 000 voix de plus, c'est en raison des efforts déployés par les membres de l'équipe, toute une équipe», a louangé le candidat libéral. «Ce fut un honneur de représenté ce comté, un grand territoire, très beau. Le résultat dans le comté a  été contraire au changement en faveur  des libéraux, mais c'est le prix de la démocratie.

La campagne, longue et difficile, a rentré dans le corps. C'est beaucoup de temps et d'énergie. Je félicite mes adversaires, tout s'est fait dans le respect de la démocratie. Je vais prendre le temps de récupérer et je réfléchirai à mon avenir», a conclu Robert Sauvé.

En manchette

Salle comble pour le gala Jeunesse Rurale

C'était salle comble le 19 mai dernier au centre culturel Barberivain de Sainte-Barbe, à l'occasion du gala Jeunesse rurale, qui visait à reconnaître l'implication exceptionnelle de jeunes âgés de 6 à 24 ans dans 5 catégories: bénévolat-implication citoyenne, persévérance scolaire, saines habitudes de vie, action culturelle et environnement.

Artefact en rafale

Le Festival Artefact sera de retour pour une cinquième édition en août prochain.

«Il y a de quoi être fier» - Robert Sauvé

Élections fédérales: une bataille épique à trois

Denis Bourbonnais denis.bourbonnais@tc.tc Publié le 20 octobre 2015

Le candidat libéral Robert Sauvé a eu la visite du maire de Huntingdon, André Brunette, lors de la soirée électorale.

©(Photo: TC Média - Pierre Langevin)


Au cœur d'une épique lutte à trois qui trouvera une place de choix dans les annales politiques de la région, le candidat libéral Robert Sauvé ne savait plus quoi penser à différents moments de la soirée-marathon du 19 octobre.

Je savais que Valleyfield et Beauharnois seraient difficiles à aller chercher.

Robert Sauvé, candidat libéral défait

A 22h38, lorsque Radio-Canada a annoncé que les libéraux de Justin Trudeau formeront un gouvernement majoritaire à Ottawa, l'avance de Robert Sauvé restait fragile dans le comté de Salaberry-Suroît.  «Après 70 boîtes de scrutin sur 271: Bloc québécois 2729, NPD 3000, Parti libéral 3532», a prononcé M. Sauvé,  qui communiquait les résultats à ses supporteurs réunis au local de la rue Alexandre à mesure que les chiffres étaient disponibles.

Lorsque le nombre de boîtes de scrutin dépouillées a atteint le chiffre 80, vers 23 h, le libéral montrait des signes de nervosité. «Ils vont me tenir jusqu'à la fin. C'est vraiment une bataille à trois», devait-il admettre. Peu après, un organisateur libéral de longue date, Normand Farand a fait son entrée dans la salle et Robert Sauvé lui a rendu hommage. «Si je suis ici, c'est à cause de lui. Quand l'annonce a été faite dans les journaux, je n'étais même pas au courant», a lancé le candidat libéral.

Le groupe de quelque 50 partisans libéraux a commencé à s'emballer lorsque la majorité de Robert Sauvé a grimpé à 1216 voix après le comptage de 180 boîtes de scrutin. «Robert, Robert, Robert, Robert», ont scandé les «rouges» qui  semblaient prendre la victoire pour acquise. «Il ne faut pas aller trop vite. Il reste encore plus de 90 boîtes», a tempéré le candidat libéral.

Après l'arrivée de la 200e boîte, la priorité de Robert Sauvé sur la néo-démocrate Anne Quach a glissé quelque peu à 999 voix alors que la bloquiste Claude Debellefeuille, tirant de l'arrière par 1698 voix, a vu ses chances diminuer considérablement. Or, la tendance a soudainement tourné en sens contraire à partir du dépouillement de la boîte numéro 207. L'écart dont bénéficiaient les libéraux a fondu de plus de la moitié pour chuter à 460 voix.

Ce fut ensuite la dégringolade, à la fois lente et pénible. Après minuit, les résultats sortaient au compte- gouttes: majorité libérale 438… 390… 274… 269… 247… 222 et finalement… -190 avec 46 boîtes de scrutin à venir. L'éventuelle gagnante, Anne Quach n'a jamais été menacée par la suite et aux alentours de 1h45, elle a été réélue pour un second mandat grâce à une majorité de 776 voix.

«Nous étions si près de la victoire et il y a de quoi être fier. Trois candidats avaient la possibilité de gagner cette élection. On savait au départ que ce ne serait pas facile. La dernière conquête libérale dans le comté remontait à l'an 2000. J'accepte le verdict et j'en sors grandi» a exprimé avec émotion l'ex-maire de Coteau-du-Lac.

Robert Sauvé dit avoir préféré faire une campagne de terrain plutôt que de se mesurer à ses adversaires par la voie des médias. «Nous avons suivi la ligne de parti afin de vendre le plan des libéraux à la population. C'était aussi une question budgétaire», a-t-il observé. «Le plan comportait trois points principaux, aider notamment la classe moyenne, les aînés et les quelque 315 000 enfants vivant dans la pauvreté.»

Le candidat libéral  tenu à remercier son épouse Lise pour avoir travaillé d'arrache-pied durant la campagne électorale, ses deux filles dont Kim, son agente officielle, son frère Michel, son organisateur dans le Haut-Saint-Laurent, Jean-Gilles Bourdeau , Normand Farand, dans Soulanges et tous les bénévoles qui l'ont épaulé.

«Si on s'est rendu à près 18 000 voix de plus, c'est en raison des efforts déployés par les membres de l'équipe, toute une équipe», a louangé le candidat libéral. «Ce fut un honneur de représenté ce comté, un grand territoire, très beau. Le résultat dans le comté a  été contraire au changement en faveur  des libéraux, mais c'est le prix de la démocratie.

La campagne, longue et difficile, a rentré dans le corps. C'est beaucoup de temps et d'énergie. Je félicite mes adversaires, tout s'est fait dans le respect de la démocratie. Je vais prendre le temps de récupérer et je réfléchirai à mon avenir», a conclu Robert Sauvé.