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La FIQ souhaite la création de postes à temps complet

Problématique du temps supplémentaire


Publié le 27 avril 2017

Francine Savoie, présidente du Syndicat des professionnels en soins de santé du Suroît (FIQ) croit que la création de postes permanents est un élément qui pourrait enrayer le recours au temps supplémentaire.

©TC Média archives

Francine Savoie, présidente du Syndicat des professionnels en soins de santé du Suroît (FIQ) espère que la période estivale qui vient soit différente que celle de 2016, où le temps supplémentaire était parfois obligatoire.

L’été dernier, les professionnels en soins étaient à bout de souffle, selon Mme Savoie. Souvent, ils étaient dans l’obligation d’effectuer des jours de travail de 16 heures. Selon la présidente syndicale, le rehaussement des postes à temps complet serait plus que bénéfique pour éviter le temps supplémentaire.

«Notre objectif est d’avoir 62 % des postes d’infirmière, 50 % des postes d’infirmière auxiliaire et 54 % des postes d’inhalothérapeute qui seraient à temps complet, soit 10 jours de travail sur une période de 14 jours, informe Francine Savoie. Avoir recours au temps supplémentaire est signe d’une mauvaise gestion des ressources.» 

Mme Savoie assure qu’elle ignore le fait que la direction du CISSSMO ait mis en place un plan d’action en santé, sécurité et mieux-être au travail qui comprend plusieurs mesures concrètes pour améliorer la situation actuelle dans les établissements de santé. «S’il y en a un, vous me l’apprenez. Je ne connais pas ce plan. Je vois que les travailleurs sont fatigués. Depuis deux ans, je vois des gens qui calculent le temps avant la retraite et même la pénalité s’ils quittent avant l’âge prévu.»

Recrutement et rétention

La direction du CISSSMO se dit consciente du manque d’effectif. Cependant, Francine Savoie souligne qu’il est primordial de se questionner sur le recrutement et sur la rétention du personnel. «Les conditions actuelles sont difficiles. Quelqu’un qui se fait engager et qui a une garantie de travail de quatre jours par deux semaines, ce n’est pas tentant. Je ne comprends pas qu’il manque autant de travailleurs alors que nous avons sur le territoire des cours d’infirmière, infirmière auxiliaire et de préposée aux bénéficiaires. Comment se fait-il que les finissants ne viennent pas travailler ici ?», questionne Mme Savoie.

Celle-ci se questionne aussi quant au but derrière la création des équipes volantes. «On parle de 300 postes. C’est beaucoup de monde. Est-ce que c’est vraiment pour des remplacements? Notre objectif serait de créer des postes permanents dans les établissements.»

Selon Francine Savoie, comme les travailleurs de l’équipe volante sont appelés à remplacer à plusieurs établissements, ils ne peuvent pas être efficaces partout. «Lorsqu’une personne n’a pas travaillé à un établissement depuis des mois et qu’elle doit y aller pour une journée, elle ne peut pas être efficace à 100 %. C’est normal qu’elle ait oublié certaines choses spécifiques à l’établissement.»     

«En créant des postes de 10 quarts de travail par 14 jours, il va y avoir de la stabilité. Plus de postes amélioreraient grandement les conditions de travail et cela créerait un sentiment d’appartenance envers son équipe. Également, il serait bon que les horaires de travail soient faits quelques mois d’avance. Présentement, les employés savent seulement 10 jours d’avance où et quand ils travaillent.»