C’est la fin de plusieurs stands de grillades

Le sandwich de grillades dans la mire de la Ville


Publié le 20 avril 2017

La grillade de lard est tellement populaire dans la région qu’une épice porte même le nom d’épice à grillade de Valleyfield.

Reconnu comme étant un met fétiche de Salaberry-de-Valleyfield, le sandwich de grillades de lard se fera de plus en plus discret dans la Capitale régionale du Suroît. Une réglementation du Service d’urbanisme oblige plusieurs commerçants à fermer leurs kiosques de vente.

Le sandwich de grillades de lard se fera de plus en plus discret dans la Capitale régionale du Suroît.
TC Média archives

Que ce soit au Chevaliers de Colomb, au Club de curling, à l’Ordre Loyal des Moose ainsi que dans certains établissements licenciés, les kiosques de vente doivent être modifiés ou retirés. Selon les commerçants touchés, contactés par le Journal Saint-François, cette règlementation est sévère et va à l’encontre du bon sens.

Michel Legault exploite le kiosque situé dans le stationnement des Chevaliers de Colomb depuis quelques années. Pour l’été qui vient, l’homme dit qu’il ne pourra pas opérer son installation. «J’ai reçu un appel du Service de l’urbanisme pour m’aviser que je ne pouvais pas laisser mon kiosque en place, indique M. Legault. Je trouve déplorable d’apprendre, à quelques jours de mon ouverture saisonnière, qu’on m’interdit d’opérer.»

M. Legault confie que son stand est jugé non conforme. «Premièrement, c’est une roulotte, dit-il. J’aurais été dans l’obligation d’enlever les roues et il semble que le revêtement extérieur de ma cabane doit être pareil à celui de l’édifice des Chevaliers. La bâtisse est en béton, je ne peux tout de même pas mettre du béton sur ma cabane.»

La réglementation entourant les restaurants de fortune aménagés pour la vente des grillades de lard ne fait pas qu’un seul malheureux. Au Club de curling de Valleyfield, la situation est telle que l’établissement a décidé de renoncer à la vente de grillades. «Depuis l’an dernier, c’est difficile. Il y a plein de choses que nous ne pouvons plus faire. Il y a trop de règlements. Nous préférons ne plus avoir de kiosque», confirme Sandra, adjointe au Club de curling de Valleyfield.

Le directeur de l’Ordre Loyal des Moose de Salaberry-de-Valleyfield, Denis Gagné, mentionne qu’il a été dans l’obligation de cesser la vente de grillades en juillet dernier. «La Ville m’a avisé que si on continuait à faire des grillades, nous aurions une amende de 1000 $, souligne Denis Gagné. Ce qui est vraiment dommage, c’est que nous avons l’obligation d’enlever notre installation, mais on ne nous dit pas pourquoi. Je n’ai même jamais reçu de feuille pour expliquer la réglementation.»   

Du côté de la Ville de Salaberry-de-Valleyfield, Martin Pharand, directeur du Service de l’urbanisme et des permis avise que la règlementation est la même que par le passé. «C’est simple, on ne veut pas quelque chose de mobile. L’usage d’un kiosque est autorisé comme un accessoire additionnel pour un commerce qui vend de l’alcool ou de la nourriture. Il y a certaines normes à respecter. Entre autres, que le kiosque soit installé dans une cour latérale ou arrière du commerce.»