Une des tours de clochers presque terminée

Travaux de 3,5 millions $ à la basilique-cathédrale

Denis Bourbonnais denis.bourbonnais@tc.tc
Publié le 29 novembre 2016

La réfection de la tour du clocher «Est» de la basilique-cathédrale Sainte-Cécile est presque complétée et marque un pas important dans l'avancement des travaux.

©(Photo: TC Média - Pierre Langevin)

Des travaux majeurs de 3,5 millions $ sont en cours à la basilique-cathédrale Sainte-Cécile où la réfection des tours de clochers doit se poursuivre afin d'assurer la sécurité autour de l'édifice qui fait foi d'église mère du diocèse de Valleyfield.

Le plus gros défi, c'est d'obtenir le 70% (de financement) du gouvernement. André Lafleur, vicaire général du diocèse de Valleyfield

Un investissement de 1 160 000 $ a été nécessaire pour restaurer le clocher du côté Est dont la réhabilitation a été presque complétée avant la pause hivernale. Dès l'arrivée du printemps, l'entrepreneur finalisera ces travaux avant de s'attaquera au clocher «Ouest» qui sera refait au coût de près de 1,2 million $.

Pour financer ce chantier, le diocèse de Valleyfield peut compter sur des subventions du Patrimoine religieux du Québec qui doivent couvrir 70% de la facture alors que les dons du public représentent environ 1 million $ sur 5 ans. La dernière année a été profitable grâce à une campagne de financement élargie qui a rapporté plus de 300 000 $, notamment avec une participation des communautés de Vaudreuil-Soulanges. Dans les prochains mois, les secteurs de Beauharnois et de Châteauguay seront mis à contribution.

«Il ne faut pas oublier que la basilique-cathédrale dessert tout le territoire du diocèse de Valleyfield. C'est le siège de l'évêque, Monseigneur Noël Simard, ainsi que le lieu de rassemblements, pèlerinages et mariages», rappelle le vicaire diocésain, l'abbé André Lafleur. «On y retrouve des statues, reliques et musées.»

Étant donné que la basilique-cathédrale n'est pas classée historique, les octrois gouvernementaux sont accordés en petites coupures. «Le plus gros défi, c'est d'obtenir le 70% du gouvernement. En 2017, nous recevrons seulement 120 000 $», de signaler l'abbé Lafleur.

Le financement public repose notamment sur la vente de 13 000 pierres à 100 $ chacune et il reste quelques 6500 pierres à écouler. «La réponse est encourageante et des gens font preuve de générosité. Lors d'une confirmation d'une cinquantaine de jeunes, un grand-père a acheté autant de pierres», a révélé le vicaire du diocèse.

Lourdement endommagée par un incendie en 2002, la basilique-cathédrale devait rouvrir dans son intégralité 7 ans plus tard. En raison des contraintes financières, 2 des 6 phases de la reconstruction sont toujours à venir. «Au total, nous avons encore besoin de 8 millions $», informe M. Lafleur.

La réfection des tours de clochers constitue une partie importante des travaux. La démolition a demandé beaucoup de temps et d'argent sur les structures hautes de 35 mètres. «Il faut rendre les lieux sécuritaires pour les gens. Les verrières, les bancs et l'orgue peuvent attendre. Pour le visuel et les événements comme les mariages, nous avons hâte d'enlever les échafauds mais il faut terminer les travaux», a résumé le vicaire général.

Le diocèse mise sur des dons annuels de 200 000 $ dans le cadre de la campagne «Une pierre à la Foi» pour assurer la continuité de la réfection de l'un des plus prestigieux lieux de culte au pays.

La fin de la reconstruction était prévue en 2009 à la suite de l'incendie survenu à la basilique-cathédrale de Salaberry-de-Valleyfield en 2002. Des investissements de l'ordre de 8 millions $ sont encore nécessaires 14 ans plus tard.

©(Photo d'archives)

La réfection de la basilique-cathédrale Sainte-Cécile    
2002 Un incendie majeur éclate le 4 septembre  
2004 à 2009   Des travaux de 12 millions $ sont réalisés  
2012 Signes de détérioration de la façade: détachement de pierres  
2014 L'église retrouve ses fidèles, le 24 décembre  
2015 Campagne de financement: 900 000 $ reçus sur 3 277 500 $  
2016 Chaque pierre enlevée sur la tour de clocher «Est» et replacée aux normes du jour