L'Écoquartier Champlain prend forme

Construction de 24 maisons de ville pour la première phase

Denis Bourbonnais denis.bourbonnais@tc.tc
Publié le 25 août 2015

Les infrastructures de rues sont en place à l'Écoquartier Champlain et la construction des premières maisons de ville doit commencer en septembre.

©(Photo: TC Média - Pierre Langevin)

Un important projet dans le collimateur depuis une demi-douzaine d'années prend forme avec la réalisation de la phase initiale de l'Écoquartier Champlain à Salaberry-de-Valleyfield.

«Pour l'instant, il n'y a pas d'entente pour un marché d'alimentation dans l'Écoquartier» - Jean-Luc Pomerleau, conseiller municipal

Les employés de l'entreprise «Pavages Chenail» sont à l'œuvre depuis mai dernier  afin de jeter les bases de ce secteur résidentiel qui comprendra un amalgame d'habitations, de copropriétés et de places d'affaires. Les infrastructures de quelques nouvelles rues seront complétées incessamment et la construction de 24 unités de maisons de ville doit se mettre en branle d'ici quelques semaines.

«En plus de ces 8 bâtiments de trois maisons chacun, nous avons sur la planche à dessin la construction de quatre immeubles multi-logements de type 8 Plex», a indiqué au Journal Daniel Clément de la compagnie «Chenail». Cet ensemble de 56 unités de logements nécessitera des investissements de 12 à 15 millions $. En tout et partout sur une période de 5 ans, il en coûtera environ 50 millions $ pour ériger quelque 350 unités d'habitations.

Des commerces de proximité, espaces à bureaux et bandes végétalisées d'une trentaine de mètres longeant la rivière Saint-Charles s'ajouteront au paysage dans cet arrondissement situé entre les rues Émard et Bourget sur le territoire de l'ancienne paroisse Saint-Eugène. L'aménagement de l'Écoquartier est axé sur un design convivial pour les piétons, de façon à encourager une plus grande utilisation de la bicyclette et de la marche comme moyen de transport. Une piste cyclable reliant le quartier à la rue Victoria fera partie du décor.

Les terrains appartenant à la Ville ont été vendus en décembre 2012 à la compagnie «Pavages Chenail», unique soumissionnaire, pour un peu plus d'un million de dollars. Ces terrains ont été décontaminés et ils ont été nantis de bassins de décantation pour la rétention des eaux. Le contrat pour bâtir les 24 premières maisons de ville a été accordé à l'entrepreneur «Elli Construction» de Saint-Constant.

La fin du «petit bois»

Le conseiller municipal du district Champlain, Jean-Luc Pomerleau, habite le secteur Saint-Eugène depuis 63 ans et il voit un pan de sa jeunesse disparaître avec la concrétisation de ce projet souhaité depuis quelque temps. «J'ai été élevé au 30 de la rue Fabre et on s'amusait dans ce qui était appelé le "petit bois". Le creusage de la rivière Saint-Charles avait laissé des amoncellements de terre à proximité du cours d'eau», s'est-il souvenu.

M. Pomerleau se réjouit de l'aboutissement de ce dossier, d'autant plus que l'un de ses rêves personnels pourra être réalisé: construire dans l'Écoquartier un bâtiment de 8 logements sociaux à l'intention des personnes ayant une déficience intellectuelle dans le Suroît (APDIS). L'immeuble serait construit au coût approximatif de 500 000 $ non loin de l'entrée du quartier sur le côté «Est» de la rue Fabre.

Pour le reste, M. Pomerleau rappelle que tout a été pensé en fonction de l'environnement à l'Écoquartier. «On parle d'un secteur à haute densité (de population) avec des critères précis. Les cabanons détachés ne seront pas permis, les toitures Rausch sont obligatoires, le revêtement des maisons devra inclure 20% de pierres nobles et les stationnements devront avoir du gazon», devait mentionner le conseiller municipal.

Le conseiller municipal Jean-Luc Pomerleau, qui habite le secteur Saint-Eugène de 63 ans, indique l'endroit où l'immeuble à logements sociaux pour personnes ayant une déficience intellectuelle (APDIS) sera situé à l'Est de la rue Fabre.

©(Photo: TC M.édia - Pierre Langevin)