Deux citoyens enchaînés à une valve d'Enbridge

Manifestation à Sainte-Justine-de-Newton

Eric Tremblay eric.tremblay.a@tc.tc Publié le 7 décembre 2015

Trois citoyens sont enchaînés à la valve située à Sainte-Justine-de-Newton et bloquent ainsi l'inversion du flux de l'oléoduc 9 B d'Enbridge.

©(Photo - courtoisie)

Tôt lundi matin, trois personnes ont bloqué l'inversion du flux de l'oléoduc 9B. Les manifestants ont ainsi mis à l'épreuve les hauts standards de sécurité annoncés par la compagnie Enbridge.

«Un campement s'installe avec de la nourriture, a indiqué Martin Lapierre. On n'a pas l'intention de quitter. »

Les manifestants proviennent de la région immédiate de Soulanges, de l'Ontario et de Mirabel ou d'autres secteurs où traverse le pipeline. L'ex-mairesse de Sainte-Justine-de-Newton, Patricia Domingos, est du groupe. Trois d'entre eux étaient enchaînés au poste, dont deux directement à la valve à l'aide de cadenas. 

Les services de sécurité ont mis deux heures à rappliquer au poste situé sur Morrison Road. «Personne de la compagnie n'est venue nous voir sur place. Le seul contact qu'on a eu avec Enbridge était en anglais, a signifié M. Lapierre qui se trouve sur place. Imaginez s'il s'agissait d'une fuite. On a fermé la valve au tiers et les senseurs n'ont rien détecté. »

L'inversion du flux qui achemine le pétrole brut de l'ouest du Canada vers Montréal soulève des interrogations quant à la sécurité. «On a mis un doute dans leurs hauts standards de sécurité, a lancé M. Lapierre. On souhaite éviter une catastrophe écologique dans la rivière des Outaouais ou dans les terres agricoles. »

La ligne a été mise en service la semaine passée. Martin Lapierre ne pouvait confirmer si l'action prise lundi avait été préparée de longue haleine ou si elle se voulait spontanée.

La MRC de Vaudreuil-Soulanges étonnée

Le 30 septembre, l’Office national de l’énergie avait donné le feu vert au projet de renversement et d’accroissement de la ligne 9B de la compagnie Enbridge.

«Je suis étonné et surpris de cette décision de l’Office national de l’énergie. Nous attendons toujours les plans de mesure d’urgence en milieu terrestre et aquatique qui répondent aux normes de la MRC de Vaudreuil-Soulanges. C’est totalement inacceptable », a lancé Jean A. Lalonde, préfet de la MRC de Vaudreuil-Soulanges et maire de la municipalité de Très-Saint-Rédempteur par voie de communiqué en octobre dernier.

Lors de son dernier conseil, la MRC de Vaudreuil-Soulanges a adopté une résolution demandant à l’Office national de l’énergie de revenir aux standards initiaux entourant les essais hydrostatiques en plus de réaliser ce test sur l’ensemble de son pipeline. En plus d’avoir exigé seulement des tests hydrostatiques sur de courts segments du pipeline, l’Office national de l’énergie a diminué ses standards de pression pour les essais hydrostatiques, le 18 juin. Le tronçon du pipeline sous la rivière des Outaouais, tributaire de l’eau potable de la grande région de Montréal, n’était pas soumis aux essais hydrostatiques.

«Selon nous, il y a un risque considérable dans ce projet, nous ne pouvons pas nous permettre de réduire nos standards. Les tests hydrostatiques doivent être réalisés sur l’ensemble du pipeline et avec les conditions initiales de sécurité, un point c’est tout », a réitéré M. Lalonde.

En manchette

Souvenirs des Régates de Valleyfield

Au fil des années, les Régates de Valleyfield ont attiré leur part d'invités spéciaux et de nombreux hockeyeurs de la Ligue Nationale ont assisté à l'événement motonautique.

Le maire Denis Lapointe a besoin de sang

Les besoins de sang sont constants, le maire de Salaberry-de-Valleyfield, Denis Lapointe, en est très conscient, c'est pourquoi il convie de nouveau la population à la collecte de sang du maire de Salaberry-de-Valleyfield, le mercredi 6 juillet prochain à l'Hôtel Plaza Valleyfield.

Deux citoyens enchaînés à une valve d'Enbridge

Manifestation à Sainte-Justine-de-Newton

Eric Tremblay eric.tremblay.a@tc.tc Publié le 7 décembre 2015

Trois citoyens sont enchaînés à la valve située à Sainte-Justine-de-Newton et bloquent ainsi l'inversion du flux de l'oléoduc 9 B d'Enbridge.

©(Photo - courtoisie)


Tôt lundi matin, trois personnes ont bloqué l'inversion du flux de l'oléoduc 9B. Les manifestants ont ainsi mis à l'épreuve les hauts standards de sécurité annoncés par la compagnie Enbridge.

«Un campement s'installe avec de la nourriture, a indiqué Martin Lapierre. On n'a pas l'intention de quitter. »

Les manifestants proviennent de la région immédiate de Soulanges, de l'Ontario et de Mirabel ou d'autres secteurs où traverse le pipeline. L'ex-mairesse de Sainte-Justine-de-Newton, Patricia Domingos, est du groupe. Trois d'entre eux étaient enchaînés au poste, dont deux directement à la valve à l'aide de cadenas. 

Les services de sécurité ont mis deux heures à rappliquer au poste situé sur Morrison Road. «Personne de la compagnie n'est venue nous voir sur place. Le seul contact qu'on a eu avec Enbridge était en anglais, a signifié M. Lapierre qui se trouve sur place. Imaginez s'il s'agissait d'une fuite. On a fermé la valve au tiers et les senseurs n'ont rien détecté. »

L'inversion du flux qui achemine le pétrole brut de l'ouest du Canada vers Montréal soulève des interrogations quant à la sécurité. «On a mis un doute dans leurs hauts standards de sécurité, a lancé M. Lapierre. On souhaite éviter une catastrophe écologique dans la rivière des Outaouais ou dans les terres agricoles. »

La ligne a été mise en service la semaine passée. Martin Lapierre ne pouvait confirmer si l'action prise lundi avait été préparée de longue haleine ou si elle se voulait spontanée.

La MRC de Vaudreuil-Soulanges étonnée

Le 30 septembre, l’Office national de l’énergie avait donné le feu vert au projet de renversement et d’accroissement de la ligne 9B de la compagnie Enbridge.

«Je suis étonné et surpris de cette décision de l’Office national de l’énergie. Nous attendons toujours les plans de mesure d’urgence en milieu terrestre et aquatique qui répondent aux normes de la MRC de Vaudreuil-Soulanges. C’est totalement inacceptable », a lancé Jean A. Lalonde, préfet de la MRC de Vaudreuil-Soulanges et maire de la municipalité de Très-Saint-Rédempteur par voie de communiqué en octobre dernier.

Lors de son dernier conseil, la MRC de Vaudreuil-Soulanges a adopté une résolution demandant à l’Office national de l’énergie de revenir aux standards initiaux entourant les essais hydrostatiques en plus de réaliser ce test sur l’ensemble de son pipeline. En plus d’avoir exigé seulement des tests hydrostatiques sur de courts segments du pipeline, l’Office national de l’énergie a diminué ses standards de pression pour les essais hydrostatiques, le 18 juin. Le tronçon du pipeline sous la rivière des Outaouais, tributaire de l’eau potable de la grande région de Montréal, n’était pas soumis aux essais hydrostatiques.

«Selon nous, il y a un risque considérable dans ce projet, nous ne pouvons pas nous permettre de réduire nos standards. Les tests hydrostatiques doivent être réalisés sur l’ensemble du pipeline et avec les conditions initiales de sécurité, un point c’est tout », a réitéré M. Lalonde.