La maladie d'Alzheimer demeure la principale forme de démence

La Société du Suroît présente depuis 20 ans

Denis Bourbonnais denis.bourbonnais@tc.tc Publié le 9 novembre 2015

La directrice générale de la Société Alzheimer du Suroît, Tonya Thibodeau, a donné des précisions sur les différentes formes de démence en compagnie de Susan Allvey, conseillère aux familles, et de Sylvie Leduc, chef des programmes et services.

©(Photo: TC Média - Pierre Langevin)

Contrairement à la perception d'une grande partie du public, la démence n'est pas une suite de la maladie d'Alzheimer.

La Société Alzheimer du Suroît a beaucoup progressé depuis 20 ans. Nous avons connu une grande expansion de nos services, surtout dans les 5 dernières années.

Tonya Thibodeau, directrice générale

C'est plutôt l'Alzheimer qui demeure la principale forme de démence et ce, dans une proportion de 63%. La démence vasculaire compte pour 20% des cas et d'autres maladies apparentées complètent les diagnostics de démence.

«On devrait parler préférablement de démence et autres maladies neurodégénératives», précise Tonya Thibodeau, directrice générale de la Société Alzheimer du Suroît. «En cette année du 20e anniversaire de l'organisme dans la région, nous voulons conscientiser la population au fait que la maladie d'Alzheimer figure dans le nom parce que c'est la plus connue des types de démence», de nuancer la porte-parole de la Société qui a été fondée par le Campivallensien Robert Sauvé, le 15 novembre 1995.

Toutes les formes de démence ont des symptômes communs mais à différents degrés: léger, modéré ou avancé.  La maladie d'Alzheimer peut suivre une progression relativement stable ou encore évoluer rapidement. «L'accompagnement est fourni  à la suite du diagnostic posé par le médecin. L'aide à domicile vise principalement les cas lourds», de signifier en entrevue Sylvie Leduc, chef des programmes et services à la Société Alzheimer du Suroît.

L'âge demeure le plus important facteur de risque à contracter une maladie associée à la démence puisque seulement 5% à 7% des cas touchent des personnes de 40 à 50 ans. De plus, 60% des personnes atteintes le sont en raison de leurs habitudes de vie et non en lien avec les facteurs génétiques.

Avant l'épuisement

Fréquemment, les aidants naturels se tournent vers la Société d'Alzheimer quand ils sont déjà au stade de l'épuisement. Grâce au programme «Premier lien», les aidants peuvent éviter une telle situation en contactant l'organisme dès le diagnostic pour avoir accès à un environnement d'apprentissage, de services, d'encadrement et de soutien.

«Bien souvent, le déni et la peur s'installent. Les gens craignent les symptômes. Il faut aller chercher de l'aide plus tôt que tard pour qu'il soit plus facile d'accepter la maladie», explique Tonya Thibodeau. «Par l'apport de nos programmes axés sur l'information, l'apprentissage et l'accès aux services de soutien, nous souhaitons améliorer le quotidien de ces personnes qui se retrouvent souvent à se questionner  sur leur cheminement et à ne pas connaître les outils de prévention du stress et de l'épuisement», de mentionner la directrice générale.

La Société Alzheimer du Suroît en chiffres    
717 032 $   Budget d'opération en 2014-2015  
165 940 $  Subvention de l'Agence de la Santé et des Services sociaux de la Montérégie (ASSSM)  
292 754 $    Projets de répit-stimulation  
175 653 $    ROMAN - L'APPUI Montérégie (Aidants)  
44 517 $  Activités de financement  
206        Consultations en personne  
2424 Consultations téléphoniques  
30   Employés  
204 Personnes atteintes  
586 Aidants naturels  

En manchette

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Denis Bourbonnais denis.bourbonnais@tc.tc Publié le 9 novembre 2015

La directrice générale de la Société Alzheimer du Suroît, Tonya Thibodeau, a donné des précisions sur les différentes formes de démence en compagnie de Susan Allvey, conseillère aux familles, et de Sylvie Leduc, chef des programmes et services.

©(Photo: TC Média - Pierre Langevin)


Contrairement à la perception d'une grande partie du public, la démence n'est pas une suite de la maladie d'Alzheimer.

La Société Alzheimer du Suroît a beaucoup progressé depuis 20 ans. Nous avons connu une grande expansion de nos services, surtout dans les 5 dernières années.

Tonya Thibodeau, directrice générale

C'est plutôt l'Alzheimer qui demeure la principale forme de démence et ce, dans une proportion de 63%. La démence vasculaire compte pour 20% des cas et d'autres maladies apparentées complètent les diagnostics de démence.

«On devrait parler préférablement de démence et autres maladies neurodégénératives», précise Tonya Thibodeau, directrice générale de la Société Alzheimer du Suroît. «En cette année du 20e anniversaire de l'organisme dans la région, nous voulons conscientiser la population au fait que la maladie d'Alzheimer figure dans le nom parce que c'est la plus connue des types de démence», de nuancer la porte-parole de la Société qui a été fondée par le Campivallensien Robert Sauvé, le 15 novembre 1995.

Toutes les formes de démence ont des symptômes communs mais à différents degrés: léger, modéré ou avancé.  La maladie d'Alzheimer peut suivre une progression relativement stable ou encore évoluer rapidement. «L'accompagnement est fourni  à la suite du diagnostic posé par le médecin. L'aide à domicile vise principalement les cas lourds», de signifier en entrevue Sylvie Leduc, chef des programmes et services à la Société Alzheimer du Suroît.

L'âge demeure le plus important facteur de risque à contracter une maladie associée à la démence puisque seulement 5% à 7% des cas touchent des personnes de 40 à 50 ans. De plus, 60% des personnes atteintes le sont en raison de leurs habitudes de vie et non en lien avec les facteurs génétiques.

Avant l'épuisement

Fréquemment, les aidants naturels se tournent vers la Société d'Alzheimer quand ils sont déjà au stade de l'épuisement. Grâce au programme «Premier lien», les aidants peuvent éviter une telle situation en contactant l'organisme dès le diagnostic pour avoir accès à un environnement d'apprentissage, de services, d'encadrement et de soutien.

«Bien souvent, le déni et la peur s'installent. Les gens craignent les symptômes. Il faut aller chercher de l'aide plus tôt que tard pour qu'il soit plus facile d'accepter la maladie», explique Tonya Thibodeau. «Par l'apport de nos programmes axés sur l'information, l'apprentissage et l'accès aux services de soutien, nous souhaitons améliorer le quotidien de ces personnes qui se retrouvent souvent à se questionner  sur leur cheminement et à ne pas connaître les outils de prévention du stress et de l'épuisement», de mentionner la directrice générale.

La Société Alzheimer du Suroît en chiffres    
717 032 $   Budget d'opération en 2014-2015  
165 940 $  Subvention de l'Agence de la Santé et des Services sociaux de la Montérégie (ASSSM)  
292 754 $    Projets de répit-stimulation  
175 653 $    ROMAN - L'APPUI Montérégie (Aidants)  
44 517 $  Activités de financement  
206        Consultations en personne  
2424 Consultations téléphoniques  
30   Employés  
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