Les travailleurs de la santé unis dans les négociations

Journée de débrayage

Steve Sauvé steve.sauve@tc.tc
Publié le 28 octobre 2015

Même si le piquetage s’est fait dans la joie, les négociations avec Québec ne ferait pas sourire les travailleurs présentement.

©TC Média Pierre Langevin

Après le port du pyjama et le pantalon de camouflage, les employés de la fonction publique reliés au Centre intégré de santé et de services sociaux de la Montérégie-Ouest ont tenu une journée de débrayage le mercredi 28 octobre.

Difficile de rater l'annonce du front commun à l'Hôpital du Suroît

©TC Média Pierre Langevin

C’est au rythme de la musique, de chants et d’automobilistes qui appuient les grévistes en klaxonnant au passage que les employés de soutien ont fait valoir leurs revendications dans le cadre des journées de grèves tournantes du Front commun de la fonction publique. Les syndiqués dénoncent la lenteur des négociations concernant le renouvellement de leurs conventions collectives et les gels de salaires que Québec tente de leur imposer.

«Les travailleurs se mobilisent partout au Québec, fait savoir Stéphanie Bougie, présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs du réseau du Suroît-CSN. Aujourd’hui, c’est la Montérégie. On souhaite sensibiliser la population à notre réalité.»

Les enjeux de la présente négociation entre Québec et ses employés seraient capitaux selon la présidente. D’ailleurs elle n’hésite pas pour dire que les services publics sont en danger.

«On ne parle pas juste d’argent, confie Stéphanie Bougie. On souhaite avoir une certaine qualité de vie au travail. Le ministre dit que nous exagérons sur toutes nos demandes alors qu’en fait, on souhaite simplement être reconnus.»

Bien que Québec assure que les patients ne paieront pas la note au final, Mme Bougie assure que la réalité est toute autre. «C’est déjà le cas. Si on augmente la tâche des travailleurs, le patient n’obtient pas les soins qu’il est en droit d’avoir, dit-elle. On va se battre  pour nous et pour eux.»

D’autres journées de grève pourraient avoir lieu prochainement. «Nous n’avons pas le choix. Nous souhaitons avoir  des négociations de bonne foi, mais présentement ce n’est pas le cas. Nous voulons une entente qui sera satisfaisante pour tous nos membres simplement.»

Le front commun

Le Front commun de la santé, de l'éducation et de la fonction publique représente plus de 400 000 travailleurs au Québec.

Montréal : 98 072 personnes

Montérégie : 57 863 personnes

Capitale-Nationale : 41 820 personnes

Chaudière-Appalaches : 20 018 personnes

Lanaudière : 18 959 personnes

Mauricie : 18 177 personnes

Estrie : 17 281 personnes

Laval : 15 973 personnes

Saguenay-Lac-Saint-Jean : 15 811 personnes

Bas-Saint-Laurent : 12 584 personnes

Outaouais : 12 306 personnes

Laurentides : 11 301 personnes

Centre-du-Québec : 11 025

Abitibi-Témiscamingue : 9443 personnes

Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine : 7407 personnes

Côte-Nord : 6810 personnes

Nord-du-Québec : 4819 personnes